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Quaderno di traduzione 71. Une admirable pénétration dans l'inconnu PDF Stampa E-mail
Letteratura
Scritto da Gianluca Virgilio   
Domenica 27 Novembre 2016 06:50

Science, technique, pouvoir, éthique, littérature


Traduzione di Annie e Walter Gamet


Note préliminaire

Cet essai trace les grandes lignes des rapports entre science et littérature considérés sous l'angle de leurs implications dans le pouvoir et l'éthique, avec pour toile de fond le passage de la théologie comme science du divin au Moyen Âge à la science comme expression de la technique dans le monde moderne. L'intitulé des paragraphes reprend les termes de l'extrait de L'Homme sans qualités de Robert Musil cité en exergue, ils constituent donc le fil conducteur  de l'essai tout entier.

« Agathe ! tu n’as aucune idée de ce que c’est, dit-il avec un soupir pensif. La science, par exemple ! Pour un mathématicien, si nous simplifions, moins cinq n’est pas plus mauvais que plus cinq. Un chercheur ne doit rien redouter, et il y a des circonstances où un beau cancer lui donnera plus de joie qu’une belle femme. Un savant sait que rien n’est vrai, que la vérité globale n’apparaîtra qu’aux derniers jours. La science est amorale. Cette admirable pénétration dans l’inconnu nous déshabitue des contacts directs avec notre conscience, elle ne nous accorde même pas la satisfaction de les prendre au sérieux. Et l’art ? Ne représente-t-il pas toujours la création d’images qui ne s’accordent pas avec celle de la vie ? Je ne parle pas du faux idéalisme ou de la luxuriance du nu dans les époques où les robes se boutonnent jusque sous le nez, dit-il en plaisantant de nouveau. Mais songe à une œuvre d’art véritable : n’as-tu jamais eu le sentiment que quelque chose, en elle, évoquait l’odeur de roussi qui s’élève d’un couteau aiguisé sur une pierre ? C’est une odeur cosmique, météorique, orageuse, merveilleusement inquiétante ! »

Robert Musil, L'Homme sans qualités, Paris, Le Seuil, collection Points, 1956, t. 2, p. 348-349, traduction par Philippe Jaccottet.

 

Qu'y a-t-il aux derniers jours ?

Si un jour, au lycée, l'un de mes élèves me demandait ce qu'est la science, à moi qui enseigne la littérature, je n'hésiterais pas à répondre qu'à notre petit échelon, lui en interrogeant et moi en tentant de répondre, nous sommes en train de faire œuvre scientifique, c'est-à-dire que nous sommes en train de chercher à comprendre quelque chose du monde qui nous entoure. Puisque dans l'enseignement il est inévitable de procéder ex noto ad ignotum, je lui remettrais en mémoire la fameuse représentation astronomique de Dante dans Le Purgatoire, II, v. 1-9, sur laquelle nous avons longuement réfléchi :

Mais déjà le soleil touchait à l'horizon
Dont l'arc méridien,en notre ciel, domine
Jérusalem, de son point le plus haut ;

Déjà la nuit, qui tourne à l'opposé,
Sortait du Gange en tenant la Balance,
Qui lui tombe des mains, quand elle est dominante,

Si bien que la joue rose et blanche de l'Aurore
De cette belle, à l'endroit où j'étais,
L'âge venant, se teintait d'orangé.

Dante, Le Purgatoire, II, v. 1-9, Paris, Garnier Frères, 1966, traduction par Henri Longnon.

Ce n'est pas seulement un cadre. Dante évoque le savoir géographique médiéval, afin de préciser sa propre présence au monde, la position particulière du voyageur en train de cheminer avec une mission bien précise à accomplir. À cette fin, il faut établir le temps et le lieu dans lesquels se situe le voyage supraterrestre, recourant au savoir géographique aristotélo-ptolémaïque mis au service de la théologie. La théologie, en fait la science principale au Moyen Âge, ce savoir qui s'est aujourd'hui retiré dans les séminaires ecclésiastiques et dont on n'entend guère parler à l'école, avait le même rang que la science physico-mathématique à l'âge moderne.

Que de choses à connaître pour comprendre que le chemin du Purgatoire de Dante commence quand le soleil est en train de s'élever à l'horizon du Purgatoire ! Les terres émergées et habitées occupent la superficie de la Terre délimitée par les 180° de l'hémisphère boréal ; Jérusalem en est le centre ; le Gange est considéré comme la frontière orientale et Cadix la frontière occidentale ; de sorte que, si le soleil est au zénith à Cadix tandis qu'il se couche à l'horizon de Jérusalem et que la nuit culmine sur le Gange, la montagne du Purgatoire, située aux antipodes de Jérusalem, sera forcément illuminée par les rayons du soleil naissant. C'est là que se trouve Dante, en compagnie de son maître Virgile, en ce point précis de l'univers et en ce temps précis, là est le départ du chemin purificateur qui le mènera devant Béatrice, l'allégorie de la Théologie. Au seuil des temps modernes, Dante est le dernier homme de l'Antiquité, époque où le savoir poétique se nourrit du savoir scientifique, ne fait qu'un avec lui, ne s'en distingue absolument pas, en particulier là où il atteint le summum de ses potentialités dans la vision de Dieu.

Dans cette profondeur, je vis s'incorporer,
Reliés par l'Amour en un volume unique,
Tous les feuillets épars dans l'univers :

Les accidents, les substances, leurs modes,
Comme fondus ensemble, et de telle façon
Que tout ce que j'en dis n'est que faible lueur.

Dante, Le Paradis, XXXIII, v. 85-90, op. cité.

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Leopardi pessimista? No certo! PDF Stampa E-mail
Letteratura
Scritto da Antonio Prete   
Giovedì 24 Novembre 2016 07:47

[Riscrittura dell'intervento tenuto a Recanati, Aula Magna del Comune, 6 novembre 2009, in occasione del Convegno ADI 2009, sezione didattica dell'associazione italianistica, già pubblicato in questo sito col titolo Contro e oltre lo stereotipo del pessimismo leopardiano]

 

 

Una premessa. La lettura di Leopardi ha per me, come per molti, risonanze che rinviano all’adolescenza, all’incantamento dinanzi ad alcuni versi, alla recitazione pubblica e privata di quei versi, quando usava ancora mandare a memoria molte poesie della nostra lingua e qualcuna delle lingue straniere che si studiavano. Leopardi era anzitutto il poeta lunare, e il poeta delle domande estreme affidate al canto del pastore errante. Era il poeta della ricordanza, del colloquio col “caro immaginare”, con le parvenze sottratte all’oblio, tra queste la Silvia dagli “occhi ridenti e fuggitivi”. Era il poeta del fiore che, sorgendo sulla lava, tra le rovine, con il suo profumo consolava il deserto. Mi accadeva anche di sentire rappresentati in quei versi bellissimi il senso dell’indefinito, una forte tensione immaginativa, lo stato di malinconia che apparteneva alla condizione di attesa e di desiderio privo di risposte proprio dell’adolescente. La frequentazione di Leopardi ha anche, però, un’altra origine, anch’essa scolastica : ho insegnato per nove anni nei licei, appena dopo la laurea, e quando lavoravo su Leopardi m’accorgevo che il testo, così com’era, libero dalle interpretazioni sopravvenute, era una fonte ricchissima di suggerimenti e di provocazioni, soprattutto era una messa in questione di un orizzonte culturale prestabilito e convenzionale. Insomma c’era più sovversione e insieme più energia immaginativa e morale nelle singole Operette, nei Canti, nei Pensieri e nelle pagine dello Zibaldone di quanto la critica, nei suoi diversi schieramenti, riuscisse a indicare, anche laddove parlava di materialismo o di protesta. Risale a quegli anni la questione che poi divenne per me un impegno, se cioè non fosse necessario riproporre una centralità dei testi leopardiani, una sorta di nuova e forte presenza della scrittura in quanto tale, e questo contro una dominanza, forte in quegli anni, del pensiero critico intorno ai testi, delle formule critiche divulgate dai manuali, che finivano con appannare la freschezza e la vitalità del domandare e ricercare e inventare leopardiano.

Si trattava di ascoltare, insomma, la vita del testo, il respiro di una scrittura. Da questo prolungato stato di ascolto di una scrittura è nato poi il saggio Il pensiero poetante.

Tra le formule critiche di più elevata divulgazione e più ostinate, c’era, e sopravvive ancora, quella del pessimismo. Essa impedisce, proprio per la sua astrazione e genericità e infondatezza, di cogliere la relazione profonda che c’è in Leopardi tra la teoresi e la poesia, tra l’interrogazione filosofica e l’interrogazione poetica. È una formula, questa del pessimismo, compendiosa ed astratta : e per questo finisce con allineare Leopardi a tanti pensatori diversi tra di loro, tant’è che il titolo di un libro di Elme-Marie Caro, del 1878, che in Francia ha divulgato la formula del pessimismo, è proprio Le Pessimisme au XIX siècle. Si tratta di un libro che parla sì di Leopardi, ma anche di Schopenhauer e di altri autori portati ad esempio del pessimismo nel XIX secolo. Poi in Italia, dagli anni Settanta dell’ ‘800 ai primi trent’anni anni del ‘900, c’è stata una profusione di articoli, di saggi, relativi al pessimismo leopardiano, fino allo studio di Porena del ’23-’24, Il pessimismo di Giacomo Leopardi; per non parlare delle indagini di dubbia psichiatria di autori come Sergi, Le origini psicologiche del pessimismo leopardiano, 1898. La formula è passata nella critica, anche la più avveduta, via via usata per indicare o la caduta delle illusioni e il passaggio alla scoperta dell’amaro “vero”, o la percezione di un’ universale condizione dolorosa. Da qui il divulgato uso scolastico, comodissimo per poter compendiare fasi e passaggi di un pensiero che, in questo modo, poteva essere consegnato a formule memorizzabili per un’interrogazione o un esame. Dal pessimismo soggettivo a quello storico a quello cosmico l’avventura di un pensiero era fissata con chiarezza : tre momenti progressivi, adattabili benissimo a una scuola d’impianto idealistico-gentiliano. Così chiara e perentoria e compendiosa era la formuletta che ogni manuale si sentiva in dovere di riprenderla esemplificando, dimostrando, citando versi e passaggi.

 

Dopo questa premessa, vorrei fare qualche considerazione. Occorre osservare da vicino il costituirsi in Italia della tradizione critica leopardiana, per vedere se è rintracciabile lì una genealogia della formula pessimismo. E poi vorrei dire più in particolare della natura, della sua rappresentazione in Leopardi, e questo perché è proprio su questo grande tema della natura che l’idea e lo stereotipo del pessimismo si sono radicati, con la convinzione diffusa in quasi tutti i manuali che dopo il 1824 la natura per il poeta coincida con un’immagine matrigna, violenta, aggressiva, dominatrice, distruttiva.

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Ariosto “servo”, il privilegio d’Ippolito, il “trionfo” per il poeta (e altre circostanze) PDF Stampa E-mail
Letteratura
Scritto da Luigi Scorrano   
Domenica 20 Novembre 2016 07:44

[Lezione tenuta presso l'Università Popolare Aldo Vallone Galatina l''8 novembre 2016]

 

Quando si illustra la vicenda esistenziale e letteraria di uno scrittore, di solito si comincia dai fatti più importanti della vita. Non potrò raccontare la vita dell’Ariosto in così breve tempo; farò dunque soltanto un paio di esempi che ci facciano intravedere la personalità dello scrittore. Dico scrittore e non poeta perché l’attività artistica di Messer Ludovico  se si appunta splendidamente sul poema di Orlando batte anche altri percorsi trattati con lo stesso impegno con il  quale egli tratta la sua opera maggiore. Ariosto è calato profondamente nella vita del suo tempo e occupato nelle incombenze più varie: da quella di scegliere gli accessori adatti a completare le eleganti divise cardinalizie del suo padrone, il cardinale Ippolito d’Este, a quella di mettere in scena commedie proprie e altrui per dilettare la corte. Le commedie dell’Ariosto, circa cinque (e dico circa perché una, I Studenti, non fu completata)  oggi vanno rilette con attenzione . Il Negromante e La Lena affronterebbero oggi con successo la prova del palcoscenico e se ne metterebbe in luce la modernità. Ariosto nella sua vita! Ci è stata tramandata di lui un’immagine piuttosto bonaria: Ludovico della tranquillità, come lo battezzò Antonio Baldini  nel titolo di un suo libro. Ebbe anch’egli le sue difficoltà da affrontare. Era il primogenito della famiglia  e il padre, morendo, gli scaricò addosso un grave peso, una decina tra fratelli e sorelle, che tutti avevano bisogno di mangiare, di vestirsi, di trovare possibilmente un lavoro. Le femmine non lavoravano, ma se volevano sposarsi dovevano costituirsi una dote, ed era una bella rogna! Quando si consumò il divorzio dal cardinale, Ludovico passò al servizio del duca, Alfonso d’Este. Questi trattò più benignamente il suo subalterno, ma anche Alfonso non risparmiò al poeta difficoltà gravi, come quando lo nominò governatore della Garfagnana e le rogne furono più di una. Dobbiamo ricordare, con ammirazione, che tra un mugugno e l’altro, tra una arrabbiatura e l’altra Ludovico se la cavò abbastanza bene.


  1. 1. Alla ricerca del lettore

Ma entriamo nel campo della letteratura e cerchiamo di individuare chi è il lettore dell’Ariosto. O l’ascoltatore, poiché lettore del poema è, in realtà, l’autore stesso. Però pensiamo ad un lettore che non si identifichi con l’autore stesso. All’individuazione del proprio lettore procedono sia il Boiardo che l’Ariosto che altri poeti. Il Boiardo individua senza incertezze i suoi lettori o ascoltatori; essi sono rappresentati dall’autore come gruppo sociale eminente (“Signori e cavallier …”). Questi signori e cavalieri  amano essere intrattenuti con una bella istoria che è come la dimostrazione di un assunto universale; ed è questo: alla forza d’Amore nessuno può opporsi vittoriosamente. Anche chi nel mondo è l’uomo più orgoglioso non può sottrarsi alla potenza di Amore; egli  è “da Amor vinto, al tutto subiugato; / né forte braccio, né ardire animoso, / né scudo o maglia, né brando affilato, ( né altra possanza può mai far diffesa / che al fin non sia d’Amor battuta e presa” (OI* = Orlando Innamorato; OF* = Orlando Furioso). Il rinvio petrarchesco alla forza d’Amore e la sottolineatura della sua potenza sono un dato acquisito, né Ariosto si sottrae dal rilevarlo, non solo nel Furioso ma anche nella sua lirica. C’è una tematica nota, un modo di impostarla condiviso. E qui, i poeti lo hanno detto prima ma qui lo ribadiscono, affronteranno una tematica che fino a quel momento non ha trovato chi la trattasse in maniera nuova. “Dirò d’Orlando”, afferma con sicurezza Ludovico, “cosa non detta in prosa mai né in rima …” È un pubblico smaliziato quello che ama ascoltare le belle istorie; ma in questo pubblico chi potremmo con sicurezza individuare come una sorta di lettore ideale?

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Luigi Malerba, scrittore di parole e di silenzi PDF Stampa E-mail
Letteratura
Scritto da Antonio Errico   
Mercoledì 02 Novembre 2016 18:12

[“Nuovo Quotidiano di Puglia” di martedì 1 novembre 2016]

 

Le rondini andavano da un campanile all’altro e poi all’altro e all’altro ancora. Luigi Malerba disse che avrebbe voluto conoscere il linguaggio delle rondini. Chissà che cosa si raccontano, disse; chissà per che cosa provano felicità o provano dolore.

Io gli ricordai una poesia di Danilo Dolci, quei versi che dicono: due rondini sono uguali, se non sei rondine.

Già, disse, già: se non sei rondine.

Era una sera d’estate di ottobre o di novembre del 1988, a Lecce. Malerba aveva presentato   i racconti di “Testa d’argento”, ospite, con la moglie Anna, di Anna Grazia D’Oria e Piero Manni, che negli anni avrebbero poi pubblicato quattro suoi libri. Io avevo avuto il privilegio e il piacere di introdurre la presentazione.

Dopo “Testa d’argento”, lessi tutto quello che aveva scritto prima, ho letto tutto quello che ha scritto dopo, convincendomi, libro dopo libro, che Malerba è uno dei più grandi narratori del Novecento. Una convinzione scontata, in fondo, perché lo pensano in molti e perché se così non fosse Mondadori non avrebbe fatto il Meridiano di 1710 pagine che esce in questi giorni, a cura di Giovanni Ronchini con un saggio introduttivo di Walter Pedullà. Il Meridiano ripropone i classici di Malerba: “Il Serpente”, “Salto mortale”, “Il pataffio”, “Testa d’argento”, “Il fuoco greco”, “Le pietre volanti”, “Fantasmi romani”.

Ho cominciato a leggerlo con il criterio per nulla scientifico dell’affetto: dal “Fuoco greco”. Con questa è la terza volta che lo leggo. Ma ogni volta, nella lettura complessiva, mi fermo di più e leggo e rileggo il dialogo tra Lippas e Leone Foca, dove si dice del potere illimitato della scrittura e dello scrittore, che può creare e distruggere in un attimo, con una sola parola, con un tratto di penna. Può consentire ad un’esistenza di sfuggire all’oscurità e alla mortificazione della realtà portandola nella sfera della finzione letteraria. C’è una frase in questo romanzo che si costituisce come l’espressione più efficace – e più inquietante – dello straniamento da sé che l’atto della scrittura provoca nel soggetto scrivente: Dice Leone Foca rivolgendosi a Lippas: “ Siete uno scrittore e io non so se uno scrittore è anche un uomo”.

Poi ho riletto “Il serpente”. Il protagonista di questo romanzo vuole trovare un posto silenzioso ( perfettamente silenzioso) e buio ( perfettamente buio) per poter cancellare tutto, per scordare la sua storia inventata, per sottrarsi alla fantasticheria che lo ha aggredito e trascinato sull’argine della follia.

Il silenzio come un rasserenante “ altrove” dove è possibile ricostruirsi una identità, ritrovare le ragioni radicali dell’essere, il senso dell’esistere stravolto dai riflessi abbacinanti di un esistere inventato. Il silenzio è un’aspirazione che tenta di realizzarsi in forme diverse proponendosi come fantasiosa invenzione oppure come necessità di superare la soglia dell’espressione verbale per raggiungere un’espressione pura, immutabile, perfetta.

Se la parola appartiene alla sfera dell’imperfezione, del corruttibile, del fraintendimento, il silenzio appare come la conquista di un’espressione che non ha bisogno di alcun medium, che non è traduzione del pensiero ma è il pensiero, che è in grado di far significare le cose senza designarle; è un linguaggio che abolisce ogni distanza tra l’oggetto e il suo nome, tra l’io e l’altro, tra il sentire e il dire: un linguaggio profondo, leggero, totale, senso che rompe l’involucro del segno; una sorta di atto magico, un’arte.

In tutta l’opera di Malerba, il silenzio è condizione che si  oppone alla parola, in alcune situazioni riducendone ogni facoltà, degradandola a forma inespressiva, a tic che scarica una tensione in altre superandone tutte le facoltà. Ma soprattutto è consapevolezza che esiste un evento, un’idea che è impronunciabile, che si nega ad ogni metafora, a qualsiasi discorso.

Il linguaggio in Malerba agisce sempre ai confini del reale, del conoscibile, dell’immaginabile, dell’ipotizzabile, del sogno, tende continuamente allo sconfinamento nei territori della finzione. Spesso il linguaggio preesiste alla realtà, assume il valore di un fenomeno totale capace di tradurre in espressione qualsiasi condizione esistenziale, qualsiasi contenuto del pensiero. Eppure, nonostante la potenza generativa e rigenerativa, il linguaggio vive costantemente in una situazione di precarietà, di inadeguatezza, nella continua difficoltà di esprimere il senso e la sensazione, irrigidito dall’ossessione di potersi trasformare in strumento di falsificazione del senso e della sensazione.

Dice un personaggio dei “Cani di Gerusalemme”: “Il linguaggio, Ramondo, ricordatelo. Il linguaggio è tutto. Prima viene il linguaggio e dopo, se c’è, viene il mondo”.

Parlammo a lungo, un pomeriggio di giugno del ‘Novantotto, nella sua casa romana di via Tor Millina. Era uscito da qualche giorno per Omicron  il libro conversazione dal titolo “Elogio della finzione”a cura di Paola Gaglianone, che si chiudeva con un saggio mio.

Mentre andavo via mi disse: salutami le rondini di Lecce.


A proposito di Enfance salentine di Gianluca Virgilio PDF Stampa E-mail
Letteratura
Scritto da Annie e Walter Gamet   
Mercoledì 12 Ottobre 2016 12:34

[Pubblichiamo di seguito l’Introduzione a Enfance salentine di Gianluca Virgilio (Edit Santoro, Galatina, 2016) scritta da Annie e Walter Gamet e tradotta dal francese da Anna Maria Mangia.]

 

“L’Io è odioso”, scriveva Blaise Pascal, conformemente all’ideale classico di buona creanza del XVII secolo; formula incisiva alla quale, vista la copiosa produzione autobiografica contemporanea, potremmo essere tentati di aderire. Infatti, questo “io” ipertrofico che provoca in questo genere di scritti l’onnipresenza dell’ “ego”, contemporaneamente autore, narratore, personaggio centrale del racconto retrospettivo della propria vita, diventa troppo spesso egocentrismo nostalgico, auto giustificazione compiacente, peggio ancora esibizionismo. Se questi testi soddisfano il bisogno degli autori di mettere in piazza la loro confessione, spesso fanno fatica a suscitare interesse nei lettori.

Alcuni scrittori tuttavia riescono ad evitare in maniera meravigliosa questo scoglio, Gianluca Virgilio ne fa evidentemente parte. Quando, in  Enfance salentine, evoca i ricordi personali della «prima stagione della sua vita» nel Salento degli anni 50-60 del XX secolo, ciò che attinge dalla propria esistenza, è la materia di un’opera letteraria, facendo vedere, nell’atto stesso di scrivere, proprio lo spettacolo della propria coscienza. E nella misura in cui dalle sinuosità della scrittura viene alla luce l’immagine di un essere che tiene più all’autenticità che alla gloria, lo spazio autobiografico creato in tal modo – lì dove ciò ch’era destinato all’oblio riprende vita- accoglie il lettore in maniera del tutto naturale.

Il lettore di Enfance salentine, non troverà nulla di spettacolare sotto la penna di Gianluca Virgilio. Questi gli si rivolge come ad un amico di lunga data, semplicemente, per evocare i luoghi d’un tempo, restituire una calda presenza alle persone scomparse, condividere il ricordo delle esperienze passate, senza alcuna volontà d’impressionare chicchessia.

Per quel che riguarda il contesto geografico ad esempio, non leggerà affatto una descrizione pittoresca o ideale, quanto piuttosto l’invito a scoprirlo al ritmo della propria curiosità di bambino o adolescente desideroso di appropriarsi dei luoghi in cui vive. Essenzialmente circoscritti a Galatina, con qualche estensione a Corigliano d’Otranto, dai nonni materni, e a Leuca, la stazione balneare in cui la famiglia trascorre il mese di agosto, essi costituiscono l’universo del bambino, il suo primo contatto col mondo che Gianluca Virgilio, diventato adulto, riesce a descrivere, ricordandosi tutto, la vegetazione, gli odori, le luci che mutano secondo le particolari condizioni climatiche, con una tale puntuale precisione, che il lettore finisce egli stesso per ritrovarvisi come a casa sua.

L’ambiente familiare è evocato con la stessa naturalezza. I mezzi materiali sono modesti ma sufficienti per poter approfittare dei piaceri semplici dell’esistenza, e negli anni 60-70, anche il sud Italia conosce un contesto economico relativamente favorevole che permette di accedere all’automobile personale, alle vacanze al mare e addirittura al possedere la casa a lungo desiderata. Anche se l’autore non cela nulla dei rapporti tesi tra suo padre e la famiglia della madre ad esempio, né dell’approccio diverso nei confronti dell’esistenza tra un padre letterato e una madre più pragmatica,  lo fa senza alcuna messinscena né drammatizzazione, senza giudizio, ma così come egli li ha percepiti nell’ingenuità dei suoi giovani anni, cosa che non esclude lo sguardo divertito dell’adulto, la distanza creata dall’umorismo che si mescola benevolmente alla sincerità del suo affetto.

Gianluca Virgilio fa partecipare il lettore anche alla spensieratezza dei suoi giochi con i ragazzini del quartiere, all’atmosfera colorata delle feste locali tradizionali animate da tutta una gente piena di vitalità, agli incontri privati tra adolescenti durante le vacanze, altrettante esperienze atte a stendere una galleria di ritratti contrastati, buffi, di tante persone frequentate un tempo, poi scomparse dal suo universo, ma non dimenticate, come Uccio Pensa, le due Marie, la famiglia Brambilla, ecc.

Un «io» puro senza la presenza degli altri, senza cornice né contesto, si rivela inconcepibile, Enfance salentine può dunque essere apprezzato come un documento autentico su un ambiente in una data epoca e in un luogo ben preciso. Ma questo aspetto del libro non sarebbe così prezioso se Gianluca Virgilio non facesse leggere un’opera le cui qualità letterarie sono innegabili. Infatti, questo racconto reale di vita si presenta come una sapiente costruzione retrospettiva, mediante l’esplorazione delle sensazioni e delle emozioni sentite nel momento delle esperienze vissute, del passaggio dall’infanzia all’adolescenza.

 

Il tipo di composizione scelto, ad esempio, è estremamente significante. Un’apparente linearità mette in luce la cronologia degli anni di formazione. Il bambino si sviluppa nel corso delle pagine, fin dai suoi ricordi più remoti quando si aggrappa ancora alla mano della sua mamma per affrontare la folla della festa patronale fino all’età di quindici anni, segnata dalla fine delle villeggiature a Leuca. Alcune tappe verso la conquista dell’autonomia personale sono sottolineate in modo particolare, come il diritto di andare a giocare al di là della Via di Gallipoli, frontiera simbolica che permette di sfuggire allo sguardo dei genitori, poi i pochi episodi di febbre che operano ogni volta una mutazione fisica e intellettuale, per finire i capitoli su Leuca, consacrati essenzialmente all’adolescenza, agli incontri che sconvolgono le certezze, trasformano in profondità, aiutano a trovare la propria strada.

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