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L’armée du surf 3. L’armée du surf se fait sa réforme toute seule PDF Stampa E-mail
Sociologia
Scritto da Internazionale surfista   
Mercoledì 04 Settembre 2013 08:37

Traduzione di Annie e Walter Gamet

 

« 3 étudiants pour le prix de 2 »


L’université italienne est une université pleine de gaspillages. Elle est soutenue par les impôts des plus pauvres, mais fréquentée par les enfants des riches.

De telles affirmations constituent l’ossature du discours de ceux qui, au sein ou en-dehors du gouvernement, veulent réformer l’université. Le trop plein des universités vient de ce que même les non-méritants peuvent la fréquenter. Entassés comme des animaux, les « surnuméraires » réclament un droit qui ne leur appartient pas. Tout le monde ne peut pas aller à l’université : ça coûte trop cher, quand les non-méritants aussi veulent la fréquenter.

La conclusion de cette litanie est très simple : relever les droits d’inscription, étendre le numerus clausus à toutes les facultés, distribuer quelques miettes sous forme de bourses d’études et de prêts d’honneur, différencier les financements des universités et les traitements des chercheurs et enseignants.

Prêts d’honneur : les étudiants méritants, même pauvres, méritent un soutien. Mais pas de cadeau, sinon ils pourraient se laisser aller et cesser d’être méritants ! 100 000 euros pour quelques années d’université, voilà un prêt avantageux qu’il faudra payer pendant quelques années, 30 ou 40, et rembourser intégralement, centime après centime. D’ailleurs, c’est bien connu, le chantage économique, réfrénant énergies et désirs, rend compétitif et dynamise la course vers la ligne d’arrivée. Pour les riches, le mérite ne compte pas, l’argent suffit à régler les problèmes, mais pour les pauvres, le mérite représente tout. Seuls les meilleurs peuvent s’en sortir ! Donc les « jeunes », déviants par excellence, doivent être mis à l’épreuve et sélectionnés avec soin. La sélection garantit la qualité, parce qu’elle réduit la quantité. Sélection par l’argent, sélection par le mérite.

Peu importe que la qualité de l’université ait disparu dans la réforme du 3+2, avec la prolifération absurde d’examens et de cursus et l’introduction d’hyperspécialisations stupides qui ne mènent à rien. Et c’est justement au centre-gauche avec son illusion technocratique qu’on doit les ennuis les plus graves. L’illusion : marché du travail, marché des compétences, filières courtes et professionnalisantes pour le plus grand nombre, parcours plus long et en deux temps pour les méritants. Pour les deux, accès facile, très facile au travail. Foutaises : au bout du cycle de trois ans, on ne sait rien et on ne trouve pas de travail, parce qu’en Italie, le marché des compétences n’existe pas ; avec un cycle complémentaire de deux ans, on sait peu de choses, on ne trouve pas non plus de travail. Résultat : l’étudiant étudie peu, à la hâte et mal et devient précaire ou chômeur.

Gelmini, pourtant, ne veut ni chômeurs ni ignorants. Gelmini ne veut que les meilleurs parmi les pauvres, et les riches, qui paient bien. Si dans les réformes du centre-gauche prévalait le « peu, mal et pour tous », il semble que dans le centre-droit prévale le « pour quelques-uns, surtout pas pour tous ».

Tout le monde a, sans aucun doute, à coeur de trancher dans les gaspillages : qui refuserait une dépense publique rationnelle et, surtout, destinée à la qualité des services ?

Quant à la mobilité du travail au sein de l’université, elle ne peut que convaincre : il faut faire de la place aux « jeunes », dans la recherche, dans l’enseignement. Mais la manière d’obtenir tout ça en sabrant sans discernement dans les finances, le centre-droit ne l’explique pas. Évaluer l’université est aussi une bonne chose, mais comment évalue-t-on l’université ? Selon quels paramètres ? Qui décide quelle recherche mérite d’être faite ? Qui évalue qui ? Qui décide quoi ? De cela, on ne parle jamais, on ne parle que de chiffres, mais jamais de qualité, de recherches, de savoirs, de didactique.

Le présupposé est que le jeune étudiant est un incapable et que dans ce monde, la faculté de juger appartient aux techniciens, aux experts, aux experts impartiaux. Vous en connaissez, vous, des experts impartiaux ? L’idéologie du mérite et celle des experts vont de pair : les étudiants sont évalués selon leur mérite, la recherche est évaluée par les experts qui fixent les critères d’attribution des fonds publics.

Au nom du mérite on décrète que si un étudiant traverse une mauvaise passe, il se peut que son rendement baisse ou que sa préparation à l’examen suive des parcours chaotiques, eh bien, dans tous ces cas, la solution est claire : le barrage. Écolier, lycéen, tu étudies peu parce que tu ne comprends pas, tu étudies peu parce que tu n’as envie de rien, ton avenir est joué. Dans la vie on n’a pas droit à l’erreur, dans la vie il faut être méritant dès l’enfance. Même les premiers pas à la crèche peuvent être décisifs. Les évaluateurs du mérite ne laisseront rien d’impuni, tout léger fléchissement, toute absence, toute faiblesse sera mortelle. Tout passage une épreuve, toute épreuve un barrage, tout barrage une vie détruite.

De même les experts avec la recherche et la didactique. Les experts savent tout, sont omniscients, et incorruptibles ! Les mandarins sont corrompus, mais les experts, eux, sont incorruptibles, impossible que l’un d’eux exprime un jugement qui soit influencé par un échange de faveurs : ça jamais ! Des systèmes anglo-saxons comme les peer review et les paramètres bibliométriques (fondés sur le nombre de citations) sont encore plus impeccables : personne ne cite personne, sinon à partir d’éléments de jugement clairs et impartiaux. On ne verra jamais de professeurs, de mandarins capables de se mettre d’accord entre eux pour établir les citations à faire, pour garantir le succès collectif et le succès individuel dans la dure épreuve de l’évaluation bibliométrique.

Les étudiants, de toute façon, sont stupides, on les met dans des filières et il doivent étudier ce qu’il y a, sans en demander trop. Place aux jeunes, dit la réforme, donc ne nous cassez pas les couilles ! Si vous étudiez et que vous êtes pauvres, endettez-vous ; si vous étudiez et que vous êtes riches, étudiez et basta. Pour les autres, la vie réserve tant de surprises, pas la peine de les énumérer, nous sommes dans le meilleur des mondes possibles, « tu es le centre du monde »1.

À vrai dire, ce gouvernement qui plaint sérieusement les étudiants, veut en finir une fois pour toutes avec les mandarins, les gaspillages et la corruption. Et il est clair qu’il a la volonté de supprimer les coûts de l’université. On trouve juste qu’un pays comme le nôtre gaspille des sous pour la politique, pour les forces de l’ordre, pour les missions humanitaires. Dans tous ces cas, il serait faux de dire que les impôts de la collectivité servent aux gaspillages et aux abus. Dans tous ces cas, ce sont bien des dépenses, parce que la guerre et la police sont de bonnes dépenses, tout comme les voitures de fonction et les téléphones portables des parlementaires. Rien qu’une juste et saine utilisation des sous ; le mérite, dans ces cas-là, n’a plus aucune importance, personne n’évalue personne : on prend l’argent public et chacun l’utilise du mieux qu’il croit.

En fait, l’armée du surf hait toutes les armées et sait que le seul argent public bien dépensé est celui qui soutient l’instruction et la recherche. Le mérite et l’excellence sont un fait collectif, jamais individuel. Personne n’est devenu méritant sans le soutien d’un grand nombre d’hommes et de femmes, sans la possibilité de se tromper, de changer de voie, de faire un pas en arrière. Le savoir n’est pas un instrument et cela, l’armée du surf le sait bien. Le savoir, comme le langage qui l’organise et l’exprime, fait partie de la vie, est inséparable de la vie. Et la vie est chaotique, faite de hauts et de bas, la vie change, continuellement. La vie ne veut pas de barrages, entre le collège et le lycée, entre le lycée et l’université, entre l’université et la recherche. On peut certes évaluer, tout peut s’évaluer, mais entendons-nous bien, l’évaluation renvoie aux intérêts et les intérêts ne sont jamais neutres. Quels sont les intérêts sociaux qui fixent l’orientation de la recherche ? Qui décide si la didactique vaut vraiment quelque chose ? Qui peut interroger ou juger la qualité de l’université ?

L’armée du surf ne délègue rien à personne et considère que c’est aux étudiants et aux chercheurs, précaires compris, de vérifier et d’évaluer la qualité de l’université. Le 3+2 ne fonctionne pas, les réformes de Gelmini ne marchent pas, il faut une université de qualité pour toutes et tous. Indépendance du savoir et de la recherche, libre choix des plans d’études, indépendance des parcours d’auto-formation. L’université est un laboratoire critique, le savoir ne s’épuise pas, même si on est nombreux à s’en saisir. Une université digne de ce nom, cela signifie exiger des fonds, repenser la didactique, promouvoir la recherche indépendante. Personne ne fera de réforme sur le dos de l’armée du surf, personne ne pourra séparer le savoir de la vie, personne ne pourra faire de la coopération sociale un instrument individuel et sélectif. Le savoir se trouve parmi nous, c’est nous qui le produisons. Il ne peut être confiné et n’accepte pas de limites. Le savoir est un monstre et ce monstre chevauche la vague.

1. « È tutto intorno a te » : slogan publicitaire du groupe britannique de télécommunications Vodafone en Italie.


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