Nuova sospensione delle attività
La presenza di casi di coronavirus sul territorio di Galatina e l'ordinanza di chiusura delle scuole emanata dal sindaco ci hanno consigliato un ulteriore consulto medico dal quale è emersa ... Leggi tutto...
Ripresa attività e nuova data per assemblea ed elezioni
Dopo un consulto medico, il Consiglio Direttivo ha deciso di riprendere le attività lunedì 2 marzo alle ore 18, con la conferenza del prof. Mario Graziuso “L’ultima rappresentazione sacra del... Leggi tutto...
Sospensione attività in via precauzionale
Avviso sospensione attività Pur in assenza di casi accertati di coronavirus, nella regione Puglia sono sconsigliati (anche se non ancora formalmente vietati) gli assembramenti di persone. Per questo... Leggi tutto...
Candidati per il nuovo Consiglio direttivo
Candidati per il nuovo Consiglio direttivo dell’Università Popolare A. Vallone di Galatina (in ordine alfabetico)   1 Bozzetti Maria Rita, nata a Roma 2.Campa Antonio nato a Galatina (Le) 3 Diso... Leggi tutto...
Convocazione Assemblea per Modifica Statuto ed Elezioni del nuovo Consiglio Direttivo
Sulla base di quanto deliberato durante l'ultima Assemblea, giovedì 27 febbraio 2020 si procederà alle elezioni del nuovo Consiglio Direttivo e all'approvazione delle modifiche dello Statuto. Si... Leggi tutto...
In memoria di Piero Manni, editore
Da qualche giorno il Salento e il mondo della cultura sono più poveri: il 22... Leggi tutto...
Stagione teatrale a Lecce
In allegato il programma della stagione teatrale del Comune di Lecce (teatri... Leggi tutto...
Stagione teatrale a Cavallino
  CITTA' DI CAVALLINO - TEATRO "IL DUCALE" Stagione teatrale 9 Dicembre 2017 -... Leggi tutto...
Finalmente online!
1° Settembre 2010 nasce il sito dell' "Università Popolare Aldo Vallone... Leggi tutto...
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L’armée du surf 6. L’armée du surf aux prises avec les requins PDF Stampa E-mail
Sociologia
Scritto da Internazionale surfista   
Domenica 22 Settembre 2013 08:49

« Laissez-nous tomber ! »

 

Économiquement les étudiants sont une charge, culturellement un désastre, éthiquement une hérésie, socialement un problème.

Voilà en résumé, sur ce sujet, le jugement unanime de la majorité silencieuse, du gouvernement et de l’opposition, des journaux et des télés.

« Les jeunes » ne correspondent pas à la rhétorique de l’avenir, ils ne sont ni une promesse ni dignes d’investissement, on n’attend rien d’eux : ils sont bons pour des petits boulots sous-payés, restent en stand-by, parqués dans des universités, stagiaires et doctorants en attente de l’aumône d’un « véritable » emploi.

« Les jeunes » n’y arrivent pas tout seuls, pour étudier ils ont besoin d’un tuteur, ils demandent trop pour ce qu’ils peuvent donner, ils ne peuvent que solliciter les parents, l’État ayant mieux à faire que de prendre en charge des pantins ou des fainéants, si vous préférez.

Ou encore, « les jeunes » sont débauchés, avec les sous de papa ils profitent de leur âge physiologique pour faire les rebelles, s’abstraire de la discipline dans le milieu familial et professionnel, à coups de piercings et de tatouages. Ils sont masochistes, hédonistes, nihilistes, têtes-brûlées, ils agressent et dévastent par manque de valeurs et mépris des règles. Ce sont des moutons noirs, preuve vivante de ce qu’il ne faut pas faire, c’est dire si ça vaut la peine de les tolérer d’une façon de plus en plus restreinte et ghettoïsée pour les mettre tous sous contrôle ! Et ainsi passer direct du transgressif à l’illégitime jusqu’à l’illégal.

On dit « jeunes » pour ne pas dire ratés, en définitive, et on le reste au moins jusqu’à ce qu’on se résigne à vivre dans les décombres du mariage, du travail salarié, de la légalité. C’est seulement à ce stade qu’on devient adultes, sujets crédibles, corps électoral, citoyens à part entière. Et, en vérité, de plus en plus souvent dans les quartiers et dans les lieux qu’ils sont nombreux à fréquenter, les moins de trente ans, qui s’octroient le statut de clandestins, font l’objet de l’attention des indigènes de plus de deux générations sous la forme de retraites aux flambeaux contre le tapage, de comités anti-bouteilles, de pétitions contre les dégradations et de raids de policiers soumettant les malchanceux à des prélévements d’échantillons. C’est toujours la même invitation qui est lancée : « Allez travailler ! ». Et penser qu’en général, ce sont les mêmes qui encaissent les loyers en fin de mois et qui, peut-être grâce à cela, n’ont plus besoin d’aller travailler, eux !

Cet âge infortuné et si peu prometteur se prolonge le plus possible : au lieu de tout faire pour l’arrêter, on le laisse se répandre comme un marécage qui engloutit les années et maintient des couches de plus en plus nombreuses de population, de l’adolescence à l’âge plus qu’adulte, dans la condition frustrante de mineurs.

En Italie, on est « jeunes » ad libitum : les relevés statistiques effectués sur les jeunes concernent les hommes et les femmes de 15 à 34 ans. Dans le reste du monde, cette tranche d’âge va de 15 à 24 ans. Une anomalie tout italienne, justement, qui en dit long sur le phénomène et la manière de le traiter.

Les contours de cette plaie que sont « les jeunes » s’étendent, s’étirent, au besoin s’élargissent pour en recouvrir une plus grande encore qui dépasse de loin les frontières générationnelles.

Cet âge, en fait, est loin de correspondre aux données de l’état civil et de proposer une photographie de l’esprit d’une génération ; il est révélateur de l’escroquerie qui consiste à se décharger de la responsabilité de conditions de vie totalement inacceptables sur les individus qui la subissent, les étudiants, et à réintégrer dans la catégorie des « jeunes » tous ces types - précaires et hybrides de la métropole - eux aussi exclus de l’ancien État social.

 

On pense pouvoir faire n’importe quelle expérience sur les « jeunes », au fond ils sont suffisamment élastiques pour pouvoir en supporter tant et plus. Ils peuvent passer une licence en collectionnant les emprunts comme des bons d’achat pour une batterie de casseroles, ils peuvent partager leur temps entre les séries sans fin de cours quotidiens et l’hypertrophie bureaucratique des secrétariats universitaires qui n’en ont jamais assez des queues, des formulaires et des certificats, ils peuvent risquer l’arrestation pour deux joints en poche, payer 400 euros pour un lit, faire le tour de dix hôpitaux avant d’obtenir la pilule du lendemain, faire l’amour sans lit, ou mieux, dans le lit des parents ou celui de la chambre triple où ils logent, il suffit d’organiser les tours !

Bref, ils peuvent apprendre à vivre en survivant. Et en cela, les étudiants ont vraiment un grand talent ! Ils ont appris à se divertir sans sous, à étudier sans plus en avoir le temps, à travailler pour subvenir à leurs besoins, mais aussi à s’entraider, à être solidaires, à s’échanger des vêtements, des livres, de la musique, des conseils, des informations, des tuyaux, de l’affection.

Et pourtant, ils refusent l’éthique du sacrifice, les conditions misérables dans lesquelles ils vivent ne les ont pas réduits au cynisme, la compétitivité n’est pas parvenue à s’insinuer dans leur tête, l’autisme idiot de ceux qui s’endettent n’a pas entamé leur espace d’autonomie, le souffle de la crise ne les a pas attristés. Le plan a partiellement réussi, encore un effort pour le faire échouer !

Il suffirait de reconnaître que, s’il y a quelque chose d’improductif, ce n’est pas exactement le nombre des actions accomplies par les étudiants - en matière de formation, de travail, de relations, d’intérêt général - ; elles produisent toujours de la valeur, de la socialité, de la coopération, de l’échange, du savoir. L’activité improductive, c’est celle qui limite l’autonomie et qui, dans les rues des villes, exerce de manière trop zélée, un contrôle sur les formes de vie, sur le libre choix des expériences du corps, sur l’organisation du temps et du travail. Il faudrait dénoncer comme parasitaire l’activité de contrôle tant ordinaire qu’arbitraire à laquelle les étudiants sont soumis, il faudrait en décider la complète inutilité, si ce n’est à des fins de chantage, manifestement. Il faudrait s’en libérer pour de bon, s’en débarrasser, et aussi de leurs crayons rouges, de leurs sifflets, de leurs palettes, des tests toxicologiques, des éthylomètres, des images pieuses et des madones. Tôt ou tard, il faudra aussi leur dire : « Laissez-nous tomber ! Nous avons autre chose à faire ».

 

Pour apprendre à surfer, tu dois trouver des compagnons qui te repêchent quand tu coules, qui t’aident à surmonter la peur, jusqu’à ce que tu réussisses à tenir en équilibre. Après, c’est la planche seule qui permet au surfeur d’affronter la vague. Le corps participe avec tous les muscles, avec tous les sens, avec l’instinct, la technique. On continue à tomber, mais on apprend à nager. Le danger, ce n’est pas la vague, ce sont les requins.


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