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Home I mille racconti I mille racconti Quaderno di traduzione 44. Scènes de vie dominicale en province II
Quaderno di traduzione 44. Scènes de vie dominicale en province II PDF Stampa E-mail
I mille racconti
Scritto da Gianluca Virgilio   
Giovedì 21 Maggio 2015 07:26

Traduzione di Annie e Walter Gamet


À l'église

Le dimanche matin donc, après le bain et le petit-déjeuner, nous allions tous les quatre à la messe : mon père, ma mère, ma sœur et moi.

L'hiver, dans l'église sans chauffage, il faisait très froid. L'unique source de chaleur dans les grandes nefs de marbres polychromes – moi, je les trouvais tous gris – provenait du corps des fidèles, de leur souffle qu'à contre-jour on voyait nettement sortir de leurs bouches lorsqu'ils priaient.  Se lever et s'asseoir selon les différentes phases de la messe et les ordres du prêtre, c'était le seul exercice permis aux corps transis de froid entre quelques versets bibliques et le sermon sacerdotal. Je me souviens qu'un homme d'âge avancé venait s'asseoir près de nous, dégageant comme une odeur d'eau de javel – mais moi, je ne sais pourquoi, je m'étais persuadé que c'était de sperme ranci – intolérable. Mon esprit de fraternité chrétienne était mis à rude épreuve par ce voisinage, surtout quand le prêtre ordonnait de s'échanger le geste de paix, ce qui signifiait qu'il fallait lui serrer la main. Pour en finir avec mes perceptions olfactives d'autrefois, je rappellerai aussi l'odeur du suif et celle de l'encens, cette dernière étant la seule que je parvenais à tolérer parce que, en se mélangeant à l'exhalaison d'eau de javel mentionnée ci-dessus, elle la couvrait en partie et la rendait supportable. Dans la pénombre du matin dominical, tandis que l'homélie tirait à sa fin, je regardais autour de moi les visages pour constater que la plupart m'étaient inconnus. Seul un événement miraculeux aurait pu me faire entrevoir celui de la jeune fille auquel me ramenaient toutes mes pensées. Je savais que les chances que cela puisse se réaliser étaient minces, car jamais il ne m'était arrivé de la rencontrer à la messe de neuf heures, pour les raisons que j'ai dites. Et de fait, cette rencontre ne se produisit jamais, du moins à l'église.

Apparaissait ensuite un petit homme qui passait entre les bancs avec une corbeille pour l'offrande, et mon père, après m'avoir glissé un peu de monnaie dans la main, me chargeait de la donner.

Je m'efforçais de suivre sur le papier les différents moments de la messe, mais j'en perdais souvent le fil et je demandais à papa de m'indiquer exactement où nous en étions. Je crois n'avoir jamais donné de signe d'impatience, même si mon regard se tournait fréquemment tantôt au-delà des colonnes de faux granit, attiré par les faisceaux lumineux qui traversaient les grandes verrières, tantôt vers le haut plafond, pour tenter de comprendre quelles histoires le peintre y avait représentées et pour voir, comme cela arrivait parfois, s'envoler un pigeon qui, je le savais, y avait trouvé refuge. Au moment de l'Eucharistie, je comprenais que la messe désormais touchait à son terme. Et de fait, après avoir distribué aux fidèles le corps du Christ et nettoyé les instruments du culte, le prêtre s'acheminait rapidement vers la conclusion, non sans imposer quelques minutes supplémentaires pour les informations d'ordre pratique. Enfin, une fois la bénédiction donnée, il était permis de  sortir.

Pour moi, la sortie de l'église a toujours été un moment solennel et libératoire. Je revois encore dans la lumière éclatante la foule sur le parvis, le sourire des fidèles endimanchés, leur cordialité, leur bonne humeur.  C'était comme si, avec sa bénédiction, le prêtre avait débouché le flacon qui renfermait la joie dominicale, donnant ainsi libre cours aux propos les plus divers empreints d'un bonheur particulier, d'autant qu'ils venaient après une heure d'immobilité forcée et de vie réprimée. Le dimanche pouvait enfin commencer. Et il commençait là, dès qu'on arrivait en bas des marches qui menaient du parvis à la place, là où quelques fidèles allaient passer beaucoup de temps, toute la matinée, tandis que d'autres s'en iraient, tous occupés à leurs propres affaires, que d'autres encore arriveraient plus tard, exhibant, suivant la saison, le dernier tailleur ou le dernier manteau de fourrure à la mode, pour la messe de onze heures, la messe des gros dormeurs, comme disait ma mère. Était-il vrai que le prêtre, fatigué par les messes précédentes et la voix usée par les années, célébrait la messe de onze heures en playback ? Je serais bien incapable de l'affirmer parce que moi, comme je l'ai dit, je n'assistais qu'à la messe de neuf heures.

 

Au cinéma

À côté de l'église se trouvait l'entrée de la sacristie, et près de celle-ci une affiche publicitaire qui annonçait le film du dimanche, projeté dans une petite salle contiguë à l'hôtel de ville, le Cinéma Santa Caterina. À cette époque, je n'avais aucune préférence particulière pour un genre de film : western, mythologie, science-fiction, comique, tout me convenait. C'était mon passe-temps de l'après-midi et je ne l'aurais pas manqué pour tout l'or du monde. Je devais parfois batailler avec ma mère qui voulait m'emmener avec elle à Corigliano, mais le plus souvent je parvenais à avoir gain de cause, elle allait à Corigliano avec mon père et ma sœur, tandis que moi, je passais ces deux heures au cinéma de Galatina. Quand c'était elle qui l'emportait, je me rendais au cinéma des salésiens à Corigliano qui ressemblait beaucoup à celui dont je suis en train de parler.

Le film commençait à quinze heures trente, mais il fallait être là au moins une demi-heure à l'avance, le temps de se mettre en rang avant l'ouverture du guichet et la vente des billets. Dans la rue se formait une petite queue serpentine de jeunots de l'école primaire ou tout au plus du collège, rien que des garçons, la file oscillait à droite et à gauche selon qu'elle se décomposait et se recomposait. Chacun jouait du coude pour tenir à distance celui qui le suivait et qui se donnait beaucoup de mal pour d'abord arriver à la hauteur du précédent puis le dépasser, chaque occasion était bonne pour gagner une place dans la queue. La raison en était que tous tenaient à être assis au premier rang du balcon, ce qui permettait d'allonger les jambes sur le rebord en face de soi et de tenir entre ses mains la destinée des spectateurs en contre-bas. Prendre place à l'orchestre, c'était à vrai dire courir le risque de recevoir sur la tête toutes sortes d'objets (papiers usagés, frites, chewing-gums, etc.) quand ce n'était pas le produit d'une forte salivation qui devenait particulièrement gênante s'il s'y ajoutait celui d'une dense expectoration, ce qui arrivait toujours l'hiver à cause des virus qui s'en prenaient à l'appareil respiratoire. Il fallait conquérir les places du balcon, je ne dis pas  pour causer des préjudices à autrui, mais du moins pour ne pas en subir. L'accès au cinéma était donc habituellement précédé d'une mini-rixe et souvent l'ouvreuse devait intervenir pour la faire cesser et ramener le calme.

Assis au premier rang du balcon, au deuxième, tout au plus au troisième en cas de malchance, au moment précis de l'extinction des lumières dans la salle et du début de la projection quand depuis la cabine au-dessus du balcon le faisceau lumineux atteignait l'écran blanc, je ressentais les effets d'une sorte de métamorphose intérieure, ou plus exactement je passais d'un état de tension euphorique causée par l'attente de la séance à une espèce d'état second tel qu'on aurait pu me dérober le porte-monnaie, le parapluie et le chapeau sans que je m'en fusse aperçu. Le cinéma, en immergeant dans un monde fictif ceux qui, malgré la mobilisation de toutes leurs facultés d'entendement, en sont de fait absents, agissait sur moi de manière exceptionnelle, comme une drogue très puissante capable de distraire de toute pensée. C'est ainsi que pendant ces deux heures j'étais frappé de stupeur, anéanti, et que j'oubliais jusqu'au visage de ma petite amie préférée qui d'habitude m'accompagnait toute la journée.


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