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Programma aggiornato di marzo e ordine del giorno della prossima assemblea
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"La signora dello zoo di Varsavia" al cineforum dell'Università Popolare
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Programma gennaio 2019
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Stagione teatrale a Lecce
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Stagione teatrale a Cavallino
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Finalmente online!
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Home I mille racconti I mille racconti Quaderno di traduzione 45. Scènes de vie dominicale en province III
Quaderno di traduzione 45. Scènes de vie dominicale en province III PDF Stampa E-mail
I mille racconti
Scritto da Gianluca Virgilio   
Sabato 06 Giugno 2015 07:48

Traduzione di Annie e Walter Gamet

 

Retour à la maison

Nous sortions tous du cinéma plutôt sonnés, comme si, durant la séance, nous avions entièrement dépensé les énergies accumulées lors de l'attente du début de la projection. Pas de bourrades, pas de chahut, mais seulement une dispersion dans toutes les directions de garçons qui retournaient chez eux. Moi aussi, je prenais le chemin de la maison par la Via Robertini.

Le triste paysage du centre ancien de Galatina aux murs rongés par le temps et aux pavés disjoints, sous un ciel déjà presque obscurci, était en accord avec mon état d'âme et il en constituait précisément le prolongement : à la stupeur étourdissante produite par le film faisait place un abattement psychologique qui me rendait incapable de tout sentiment de joie. À cette époque-là, comme substitut de la jeune fille qui occupait toutes mes pensées et qui, dans les moments de prostration, concentrait tous mes espoirs, j'avais mon étoile. Pour la voir, il me suffisait de sortir du tracé des anciennes murailles de la ville. La jeune fille de mes pensées, dans la réalité, je ne la reverrais que le lendemain, à l'école où j'aurais peut-être l'occasion de lui parler. C'était l'unique pensée agréable à laquelle se mêlait vite, pour la gâcher, l'amère certitude de la corvée d'une nouvelle semaine de cours durant laquelle les professeurs allaient me demander d'apprendre mille choses, m'empêchant de penser à ce qui me tenait vraiment à cœur ; et je devrais me soumettre à ces demandes, mon renoncement à tout esprit d'opposition diminuant d'autant mes souffrances. Ma mère disait que, si je voulais faire quelque chose de bien dans la vie, je devais aller à l'école et d'autre part, avec un père professeur, il m'était absolument impossible de me soustraire à l'étude.

Sur la Piazzetta Santo Stefano, une flaque plus large et profonde que les autres m'invitait à y pénétrer. Elle ressemblait à un petit lac enchanté qui réserve tant de surprises agréables qu'on ne peut y résister. Ainsi, ce soir-là aussi, j'allais me tremper les chaussures et me faire gronder par ma mère dès le retour à la maison. Au-delà de la Porta Luce, je pouvais voir distinctement vers l'ouest mon étoile très lumineuse, immobile et lointaine comme chaque soir. Je n'avais jamais dit de mots d'amour à ma petite amie parce que j'en étais incapable, mais j'étais sûr que le grand bonheur attendu pouvait arriver soudainement, même sans aucune déclaration explicite de ma part, sans aucun serment, par la force du destin ou selon un décret déjà fixé par une volonté supérieure à laquelle nul ne pourrait jamais s'opposer ni apporter de démenti. Après la Porta Luce, au-dessus des maisons de la longue Via di Gallipoli, s'ouvrait devant moi un ample paysage lumineux de début de soirée. Je faisais mes derniers pas vers la maison en compagnie de mon étoile. La pensée qu'en paroles je ne saurais jamais lui dire quoi que ce soit me plongeait dans le plus sombre désespoir dont pourtant je me remettais vite en pensant aussi que je pourrais écrire tout cela, l'écrire et le réécrire, ce jour-là et le lendemain, à douze ans, puis à vingt et encore à quarante, si j'atteignais cet âge. Dans ces moments-là, mon étoile suscitait en moi un bonheur infini, comme une douceur qui, même si l'on s'attache à l'extérioriser, ne peut venir que de l'intérieur de soi et fait renaître l'espoir que la vie continue. J'avais déjà oublié – ou peut-être n'y avais-je jamais pensé – la force surhumaine de Maciste, de Samson et d'Hercule, l'adresse de Zorro et les ruses d'Ulysse, la rapidité des héros de western à tirer au pistolet, les bêtises de Ciccio et Franco, je ne me rappelais rien de ce que je venais de voir au cinéma, ma seule réaction était les larmes. J'écrirais tout cela, ne serait-ce que pour avoir la preuve de la réalité de ce qui m'arrivait. Mais l'idée d'écrire aussi était pour moi source d'effroi. En effet, comment pouvais-je chercher à écrire avec précision et pour ainsi dire fidélité à la vérité, si déjà ma professeure me jugeait distrait et agité et ne pensait pas grand bien de moi, au vu des notes qu'elle attribuait à mes devoirs et qui ne dépassaient guère la moyenne ? Du reste, moi-même j'avais souvent eu la preuve de mon inaptitude à écrire, puisque, à chaque fois que j'avais tenté de décrire mes pensées ou mes sentiments, j'avais produit des textes informes et décevants qui, en aucune façon, ne reflétaient fidèlement mon état d'âme et que jamais je n'aurais reconnus comme miens.

Il me fallait apprendre à écrire, voilà ce que je devais faire ! Cette résolution, pour autant qu'elle restait à cette époque une pure déclaration d'intention, me donnait de l'assurance et renforçait le bonheur de ce moment dominical, dans lequel, en y repensant, il me semble retrouver – comme cela m'arriva de nombreuses fois par la suite – le signe annonciateur d'une insuffisance et de là, d'une prédilection. Et aujourd'hui qu'il m'est donné d'écrire ces lignes, j'ai l'impression d'obtempérer sans le vouloir à cette résolution d'il y a tant d'années, arrêtée lors de mon retour solitaire du Cinéma Santa Caterina à la maison.

J'arrivais à la maison peu après le coucher du soleil. Je fermais la grille derrière moi et me tournais vers l'étoile toujours plus haute dans le ciel, m'arrêtant quelques minutes en muette adoration, avant de rentrer. Je n'étais vraiment pas raisonnable. Ma mère allait me gronder pour mes chaussures trempées, mon père m'imposer de faire – sous sa surveillance – les devoirs pour le lundi que j'avais immanquablement négligés. Il me tardait d'entendre sonner neuf heures pour me mettre au lit et me retrouver sous les couvertures avec mes pensées, avant de m'endormir.

 

 

Au lit

Une fois au lit, où trouvais-je tout l'héroïsme avec lequel j'intervenais pour soustraire mes parents aux dangers les plus inimaginables ? Une inondation soudaine – dont on ne pouvait se sauver qu'en montant sur le toit le plus élevé de la cité – et je construisais un radeau sur lequel je faisais monter les membres de ma famille ; un tremblement de terre catastrophique les ensevelissait sous l'amoncellement de plusieurs couches de briques et, au prix de nombreux efforts, je parvenais à en sortir sains et saufs mon père, ma mère et ma sœur ; un accident de la route évité grâce à une intervention subite et salvatrice de ma part : cent histoires différentes de situations catastrophiques et de sauvetages me passaient par la tête dans l'obscurité de ma chambre, comme s'il fallait à l'esprit un stress final avant de s'abandonner au repos nocturne. Les membres de ma famille, en fait, ne couraient manifestement aucun danger, du moins pas immédiatement, mais j'avais besoin de préserver ma bonne réputation que compromettaient les inévitables protestations que j'opposais en mon for intérieur à leurs pressions. Alors la pensée de la mort se présentait avec force, la mort de mes parents à laquelle je m'opposerais et que j'empêcherais coûte que coûte, fût-ce au prix de ma vie. Je me tournais et retournais sous les couvertures avant de m'endormir et me devenaient utiles les ruses d'Ulysse et la force d'Hercule, l'adresse de Zorro et les ressources infinies des super-héros gréco-romains dans lesquelles je puisais copieusement pour sauver les êtres chers qui, dans les autres pièces de la maison, ne se doutant de rien, vaquaient aux dernières occupations de la journée avant d'aller dormir. Oui, je les sauverais, fût-ce au prix de ma vie. Donner sa propre vie en échange de celles de ses parents, c'était bien l'idée la plus audacieuse, celle qui, en dernier ressort, assurait leur salut pour toujours et mettait un terme définitif à la répétition des scènes salvatrices. De fait, mon sacrifice héroïque sauverait ma famille, bien sûr, mais il me soustrairait à l'existence, me forçant à renoncer à tout. Je ne reverrais plus la jeune fille qui me faisait trembler, je ne connaîtrais jamais la saveur de son baiser ni ma propre sensation à la serrer dans mes bras en la caressant ; en réalité cette sensation indicible envahissait déjà mon corps, emportant la pensée de la mort imminente sur les ailes d'un plaisir solitaire avec lequel s'éteignait tout à fait ma journée du dimanche. C'était la vie qui avec force reprenait ses droits. Et le sommeil, alors, arrivait, serein et sans rêves, jusqu'au lendemain matin.


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