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Home I mille racconti I mille racconti Quaderno di traduzione 48. La saison des pluies
Quaderno di traduzione 48. La saison des pluies PDF Stampa E-mail
I mille racconti
Scritto da Gianluca Virgilio   
Giovedì 29 Ottobre 2015 06:36

Traduzione di Annie e Walter Gamet


Par temps de pluie, il était impossible de jouer dehors. Il fallait donc rester à la maison et l'ennui régnait en maître. Nous passions d'interminables après-midi enfermés, à faire nos devoirs ou à regarder un peu la télévision, très peu, à vrai dire ! Ma mère nous la mettait au compte-gouttes, nous c'est-à-dire à ma sœur et à moi, sous prétexte qu'elle allait nous détourner d'occupations plus sérieuses. Tant qu'il pleuvait dehors et qu'il était impossible de jouer au ballon, le temps s'arrêtait. Après nos devoirs, nous restions derrière les vitres d'une fenêtre à compter les voitures rouges qui passaient dans la Via di Gallipoli.

Certaines années les pluies duraient des jours et des jours, mon unique consolation était alors que toutes ces pluies contribueraient – d'ailleurs comme tous les ans – à la formation d'un petit lac vraiment spécial. En fait, l'eau que la terre ne parvenait pas à absorber, se concentrait dans une zone plutôt creuse, au bord de laquelle se dressait un oratoire votif desservi par une route qui faisait office de terre-plein. Chaque jour, ce petit lac à la périphérie de la ville était notre monde enchanté et l'oratoire votif le sanctuaire où, tous les après-midi après le déjeuner, nous allions en pèlerinage. Nous renoncions même à notre partie de ballon pour nous rendre sur son rivage, où nous nous inventions mille histoires. Ce n'était pas un petit lac, mais une mer infinie, nous y pouvions tout faire, le sillonner à droite, à gauche, vers des espaces illimités. Nous nous voyions construire un radeau avec lequel nous risquerions une traversée vers l'extrémité située au-delà du marais asséché depuis la bonification, pour ensuite refaire le chemin inverse et amarrer notre embarcation à l'oratoire, devenu dans notre imagination un édifice voué au culte religieux sur le quai d'un havre sûr.

Nous essayâmes bien une fois d'en fabriquer un. Après avoir dérobé le bois sur les chantiers de construction et l'avoir cloué, nous le mîmes à l'eau, mais ce fut peine perdue, aucun de nous n'y était encore monté que le radeau avait déjà misérablement coulé à cause du poids du bois et des très nombreux clous. Ainsi prit fin l'aventure avant d'avoir commencé.

Une autre fois, il en alla différemment. Dans les environs du petit lac se trouvait depuis des années une Fiat 600 abandonnée, posée sur quatre cuccetti. Les voleurs avaient, de nuit, démonté les pneus, les ailes, les pare-brises, les sièges et beaucoup d'autres choses, y compris le moteur. Il restait, en somme, la carrosserie rouillée d'une auto que jamais personne ne revendiquerait comme sienne. Un de nos camarades rapporta de chez lui une scie pouvant découper la tôle et de toutes nos forces, à tour de rôle, nous nous mîmes à scier les quatre côtés du toit de l'auto qui, une fois retourné, allait nous servir d'embarcation sur le petit lac. Quant à la perche, elle nous fut fournie par une usine de taraletti1 et d'escaliers en bois située non loin de là. C'est ainsi que nous avons agi. Quel spectacle c'était alors quand l'un de nous – on ne pouvait y monter qu'un à la fois pour ne pas risquer le naufrage – faisait le tour du petit lac, d'abord en se tenant près de la côte, selon une navigation pour ainsi dire de petit cabotage, louvoyant, puis se risquait jusqu'au milieu, en haute mer ! Ce furent des journées merveilleuses. Mais comme toutes les belles histoires ne durent jamais longtemps, la nôtre cette année-là se conclut selon moi d'une façon pour le moins étrange. Jugez plutôt !

Le petit lac avait résisté de nombreux mois après les abondantes pluies automnales. La terre semblait incapable d'absorber toute cette eau. Mais quand arriva le mois de février et que la chaleur favorisa l'évaporation, le niveau des eaux s'abaissa notablement en peu de temps. Je ne sais plus lequel d'entre nous, un beau jour, s'étant avancé à l'aide de la perche au milieu du petit lac sans prévoir qu'un danger était dissimulé au-dessous de lui dans la vase du marais, alla s'échouer sur un bas-fond, ayant tout loisir de pleurer, désespéré que personne ne parût en mesure de le tirer de là. Même avec des cuissardes de chasseur de gibier d'eau qui montaient jusqu'à l'aine, on craignait d'entrer dans ce bourbier parce qu'il circulait des histoires de sables mouvants, de personnes et de bêtes autrefois englouties dans la vase. Le garçon était toujours en train de pleurer et de se désespérer quand son père arriva, muni d'une longue corde, avec laquelle, après quelques tentatives – comme dans les westerns où les cow-boys font tournoyer un lasso pour attraper un veau par l'encolure – il réussit à l'atteindre. Nous aussi prêtâmes notre concours pour le ramener sur la rive, lui et le toit tout entier retourné. Comme si notre camarade n'avait pas eu son compte, il se prit une paire de gifles de la part de son père qui, en quelque sorte, avait lui aussi besoin de décompresser.

Quelques jours après la formation du petit lac, apparaissaient soudain dans ses eaux des milliers d'animalcules étranges, en tout point semblables aux spermatozoïdes visibles au microscope et dont la taille augmentait de jour en jour. Cette eau tombée du ciel en abondance avait favorisé l'éclosion des œufs de grenouilles, donnant naissance à des têtards que nous mettions dans de petits seaux, ceux-là mêmes que nous avions utilisés sur la plage l'été précédent, pour les emporter à la maison comme trophées de nos après-midi passés dehors. Inévitablement, après une brève agonie, ils mouraient. Il aurait mieux valu les laisser dans l'eau du marais. De toute façon, dès février, quand le printemps commençait à se faire sentir et que la chaleur asséchait le petit lac, la majeure partie d'entre eux mouraient, ils étaient peu nombreux à se métamorphoser en grenouilles qui iraient se cacher dans des anfractuosités du sol où l'année suivante elles déposeraient leurs œufs. En mars, là où le mois précédent se trouvait un petit lac, c'était un triste spectacle : le tracteur passait sur le terrain sec, retournait la terre, ensevelissant sans pitié tout ce qu'elle portait à foison et semait la mort dans ce monde qui auparavant grouillait de vie. Les oiseaux n'attendraient pas qu'il fasse nuit pour y venir picorer.

 

 

1- Le taraletto était un séchoir à tabac constitué d'un cadre de bois de forme rectangulaire, dont le grand côté mesurait deux mètres environ, supporté par quatre pieds d'une trentaine de centimètres de hauteur. Une ouverture en son milieu d'un peu plus d'un mètre de côté permettait de suspendre les feuilles de tabac, enfilées en chapelets dès le lendemain de la récolte, souvent par les femmes et les enfants. Les taraletti étaient exposés au soleil, y compris sur la voie publique . En cas de menace de pluie, on les recouvrait d'une bâche ou bien on les mettait à l'abri, en les portant comme des brancards.

 


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