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Programma aggiornato di marzo e ordine del giorno della prossima assemblea
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"La signora dello zoo di Varsavia" al cineforum dell'Università Popolare
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Programma gennaio 2019
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Stagione teatrale a Lecce
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Stagione teatrale a Cavallino
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Home I mille racconti I mille racconti Quaderno di traduzione 49. Fêtes patronales
Quaderno di traduzione 49. Fêtes patronales PDF Stampa E-mail
I mille racconti
Scritto da Gianluca Virgilio   
Martedì 10 Novembre 2015 13:08

Traduzione  di Annie e Walter Gamet


Quelques jours après la fin de l'année scolaire, une équipe d'hommes étrangers à la ville érigeait dans tout le centre une forêt de poteaux de bois réunis par un lacis très dense de fils de fer fixés au faîte des maisons les plus hautes, destiné à soutenir le poids du dispositif des illuminations de la toute proche fête des Saints Patrons Pierre et Paul. Entre-temps, une autre équipe d'ouvriers, selon toute probabilité des gens d'ici, procédait à la fermeture hermétique de la villa piccola, c'est-à-dire des jardins de la place Fortunato Cesari – les interdisant de fait aux enfants – avec une palissade digne des meilleurs fortins du Far West, comme il m'est arrivé d'en voir dans les dessins de Zagor ou du Commandant Mark. Enfin, la villa de la gare, qui durant toute l'année avait somnolé en raison du rare trafic ferroviaire et de sa position périphérique par rapport au centre-ville, reprenait vie car c'était l'espace que les autorités municipales destinait au luna park que nous appelions communément les manèges.

Nous les enfants, qui pendant toute l'année, avant et après les heures de classe, et puis encore au cours des après-midi d'hiver et des soirées de la belle saison, occupions les jardins de la villa piccola, notre habituel terrain de jeux, quand débutaient les travaux de la palissade, nous nous voyions privés du seul lieu que les adultes semblaient avoir mis à notre disposition ; nous étions repoussés chacun dans notre rue, où nous aurions pu refaire les mêmes jeux, disposant seulement d'un espace plus restreint. En réalité, nous avions mieux à faire ; nous allions suivre toutes les phases de la préparation de la grande fête, nous déplaçant continuellement à bicyclette d'une place à l'autre de la ville, attirés par le moindre événement, naturellement avec une préférence particulière pour la place des manèges.

Le bâtiment scolaire de la place Fortunato Cesari abritait la foire commerciale, dite la foire. La palissade construite tout autour permettait d'augmenter considérablement les espaces d'exposition, auxquels on ne pourrait accéder qu'en payant le billet d'entrée. Il n'y avait aucun espoir de sauter par-dessus la clôture, car elle mesurait plus de trois mètres de hauteur et un adulte était toujours là à faire sa ronde, prêt à morigéner les gamins les plus impertinents qui faisaient mine de vouloir l'escalader. Parmi nous, pourtant, courait la rumeur qu'un plus rusé que les autres était parvenu à entrer sans payer en franchissant la palissade grâce à l'aide de deux acolytes qui lui avaient fait la courte échelle avec les mains et les épaules. Le fait est que nous devions pour la plupart nous contenter d'épier à travers les trous qui se trouvaient parfois dans les planches, soit à cause d'un défaut de fabrication, soit à la suite d'une détérioration naturelle du bois. On voyait bien peu, mais assez pour susciter le désir d'entrer dans la foire en payant régulièrement son billet.

En attendant, après l'abandon des jeux habituels pendant quelques jours, lors de mes tours à bicyclette dans le centre-ville, je prenais plaisir à observer les ouvriers bruyants, en sueur, torse nu, déjà brunis par le soleil, en train de tisser comme des araignées la grande toile à laquelle ils fixeraient les lampes, ils s'aventuraient sur des échelles hautes comme des vergues de navires, échelles mobiles dotées de roues sur lesquelles ils se déplaçaient rapidement d'un côté à l'autre de la place tels des acrobates de cirque, mis en mouvement par des clowns qui, au sol, les dirigeaient  vers la droite ou la gauche suivant les impératifs du travail. Tout devait être prêt pour le 28 juin, veille de la Saint Pierre, quand on procédait aux illuminations, donnant le coup d'envoi de la fête qui allait durer trois jours.

En revanche, la palissade de la villa piccola devait être achevée quelques jours avant pour permettre l'installation des différents stands de la foire. C'est ainsi que dès le milieu du mois environ, la place, encombrée d'une grande quantité de longues planches de bois planes, retentissait des coups de marteaux d'une quinzaine de charpentiers munis d'un sac de clous attaché à la ceinture, rapides et précis dans l'assemblage des planches l'une à côté de l'autre, de façon à ne laisser aucun passage aux curieux tout au long du périmètre de la clôture. En deux jours, le travail était accompli et la zone entière interdite. Qu'allait cacher cette barrière à nos regards ? Quelles innovations technologiques les firmes et entreprises venues de l'extérieur allaient-elles présenter au public disposé à payer l'entrée ? Certes, en épiant par les trous du bois, on n'apercevait que des tracteurs et des machines agricoles utiles aux fermiers de la région. Mais certains disaient qu'à l'intérieur de la foire, soustrait aux regards furtifs des curieux, on avait installé un stand de motos, que dans un autre on pouvait admirer une voiture de course vue uniquement à la télévision, ou encore le dernier prototype d'un canot à moteur de haute mer et autres petites merveilles qui dédommageraient amplement du prix du billet. Bref, il fallait aller à la foire ; non le jour de l'inauguration ni le jour de la Saint Pierre, quand la foule était trop dense, mais le troisième jour, celui consacré à Saint Paul, quand l'intérêt des gens de l'extérieur commençait à faiblir et qu'on pouvait visiter les stands plus tranquillement, du moins c'est ce que conseillaient les adultes.

Ces mêmes jours, de toute l'Italie méridionale, la caravane de manèges venait occuper, comme je l'ai dit, la place de la gare et tout le parc qui lui fait face, formant un véritable campement de nomades. D'immenses camions avec remorques contenaient les innombrables morceaux du luna park qui, une fois assemblés entre les pins du parc par d'infatigables forains constitueraient l'objet de notre divertissement préféré ; leur prêtait également main forte une main d'œuvre locale nombreuse dont les participants les plus jeunes recevraient pour tout salaire un paquet de tickets tant convoités donnant accès aux attractions qu'ils avaient aidé à monter et qu'ils démonteraient quelques jours après : autos tamponneuses, aéroplanes et soucoupes volantes, maison hantée et palais des glaces déformantes, grande roue panoramique, etc. qui, par enchantement, en l'espace de quelques heures, prenaient forme comme un puzzle qu'une main savante réussissait à finir sans difficulté ; dans le même temps, à côté de chaque manège, s'installaient les roulottes où la vie quotidienne des forains reprendrait son cours ; se remarquaient parmi eux quelques beautés du genre maniéré et populaire à qui, comme principal attrait du manège, était confiée la tâche de caissières aguicheuses et persuasives. Passant parmi les roulottes et les manèges en cours de montage, un linguiste aurait pu faire une étude comparée des dialectes de Bari et de Foggia, de ceux de la Lucanie et de la Campanie, non sans avoir perçu les accents de la Calabre, de la Molise et des Abruzzes. Ainsi, pendant quelques jours, la villa de la gare, et par extension la ville tout entière, devenait un petit centre du cosmopolitisme  méridional, une petite Babel telle qu'elle devait apparaître avant que la punition divine n'empêchât pour l'éternité les constructeurs de la tour de se comprendre. Ici, en revanche, même si l'on était saisi d'étonnement en entendant des dialectes et des accents si divers, on se comprenait très bien, car à la base de la communication globale, ce qui circulait de manière incessante n'était autre que l'argent, dont tous appréciaient ce qu'il signifie, se l'échangeant à une fréquence insolite et impressionnante.

 

 

 

 

 

 

 

 

 


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