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Home I mille racconti I mille racconti Quaderno di traduzione 51. Les dernières tarentulées
Quaderno di traduzione 51. Les dernières tarentulées PDF Stampa E-mail
I mille racconti
Scritto da Gianluca Virgilio   
Martedì 24 Novembre 2015 08:57

Traduzione di Annie e Walter Gamet


En effet, déjà depuis l'avant-veille les tarentulées arrivaient par petits groupes, désormais non plus enfermées dans un char à bancs – comme ma mère me disait les avoir vues trente ans auparavant quand, jeune fille, elle était venue à pied à Galatina pour la fête de Santu Petru –, mais à bord d'une auto avec un chauffeur, s'il vous plaît, qui les conduisait jusqu'à l'entrée de la chapelle San Paolo. Celui-ci éteignait le moteur, descendait de voiture, en faisait le tour pour ouvrir la portière arrière et aider la tarentulée à rejoindre l'entrée de la petite église, ou plutôt il l'accompagnait à l'intérieur, comme on le fait pour un malade  à emmener au poste de secours sans trop d'urgence, tandis qu'une nuée de curieux suivait la manœuvre en commentant l'arrivée. « Elle vient de Sternatia, de Scorrano, de Morciano, de Castrignano, etc. », entendait-on alors.

Les vêtements de couleurs voyantes étaient à éviter, le rouge en particulier perturbait les tarentulées ; ma mère me racontait avoir entendu dire qu'une fois deux tarentulées avaient agressé et déshabillé en pleine rue une fille vêtue de vert, de blanc et de rouge, comme le drapeau italien, sous prétexte qu'elle était venue là, devant la chapelle San Paolo, plus pour la montre que par dévotion. C'est pourquoi, en ces jours de fête, les couleurs de mes vêtements étaient rigoureusement choisies dans les tons bleus, gris-noir ou marron foncé, à l'exclusion de l'orange, du jaune, du rouge, du vert, etc. Et puis ma mère se souvenait de sa promenade à pied de Corigliano à Galatina, à l'âge de quinze ans, le jour de la Saint-Pierre, et se mettait à raconter...

Rester sur la place San Pietro le matin d'un de ces jours de fin juin, signifiait participer au frisson collectif qui gagnait chacun au fond de son être. Soudain – mais tous s'attendaient à ce que l'événement survînt d'un moment à l'autre – une ou deux tarentulées semaient la confusion en se roulant par terre, en courant à perdre haleine vers la place ou dans la direction opposée, le Corso Garibaldi, suivies de près par des membres de leur famille ou des amis chargés de veiller sur leur sécurité personnelle, tandis que la foule s'écartait pour les laisser passer. C'était alors un sauve-qui-peut général, déconseillé par certains – qui, pourtant, à l'occasion, étaient les premiers à fuir – car les possédées allaient s'agripper, non pas à ceux qui restaient sur place, mais aux fuyards. Il fallait s'armer de courage et tenir bon, chose extrêmement difficile : en effet, dans un mouvement de fuite générale, qui aurait le courage de ne pas déguerpir ? À la longue rester sur la place San Pietro tournait à la torture psychologique et il valait mieux partir, comme le conseillait mon père, tandis que ma mère allait fureter encore un peu pour voir ce qu'il s'y passait.

Tous les ans, il se trouvait quelqu'un pour observer que les tarentulées se faisaient de plus en plus rares. Démentes, insensées, possédées, qui le sait ? Elles s'en retournaient en auto à la fin de la fête : dans le courant de l'année, certaines trouvaient à se marier, d'autres changeaient d'idée, d'autres encore étaient retenues fin juin à la maison par les plus jeunes, les plus âgées mouraient. C'est sans doute ainsi que s'éteignit le rituel des tarentulées.


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