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Home I mille racconti I mille racconti Quaderno di traduzione 53. La fin de la fête
Quaderno di traduzione 53. La fin de la fête PDF Stampa E-mail
I mille racconti
Scritto da Gianluca Virgilio   
Lunedì 07 Dicembre 2015 18:11

Traduzione di Annie e Walter Gamet


Le dernier jour de la fête, donc celui de la Saint-Paul, nous remplissait d'une grande tristesse, parce qu'il coïncidait avec le début de nos vacances à Leuca, imposées pour ainsi dire à des enfants obligés de se soumettre à une cure rigoureuse prescrite par le médecin – ce n'est que quelques années plus tard qu'à notre grand soulagement, le départ fut repoussé d'un mois.

En vérité le malade, c'était mon père, qui à cette époque avait cessé de fumer sur le conseil du docteur. Ce dernier, appelé à la suite de quelques crises respiratoires, lui avait causé une grande frayeur en évoquant un risque mortel ; il lui avait également conseillé de passer au moins un mois d'été à la mer, où, d'après lui, l'iode faciliterait la désintoxication de ses poumons. D'ailleurs, pour nous aussi les enfants, les vacances à la mer seraient bénéfiques. Et voilà comment notre père choisit de louer pour nous tous une maison à Santa Maria di Leuca, où les deux mers seraient sans aucun doute plus efficaces qu'une seule.

Pour gagner une « journée d'air », mes parents avançaient donc le départ pour Leuca à l'après-midi du 30 juin (la Saint-Paul) – les éventuels locataires de la maison de Leuca l'auraient libérée pour minuit, et certainement bien avant, pour nous permettre de l'occuper, d'y passer la première nuit et de nous réveiller le 1er juillet, non plus à Galatina, mais à Leuca ; cependant, cette détermination à ne pas perdre ne serait-ce qu'une « journée d'air », nous empêchait tous de profiter de la phase finale de la fête de la ville, donc du jour de la Saint-Paul, quand un moindre afflux de fidèles nous aurait permis de nous promener dans les rues, d'accéder aux attractions et à la foire sans crainte d'être emportés ou écrasés par la foule. Eh bien, non ! Il nous fallait abandonner tout un luna park qu'un magicien savant et bienfaisant avait  réalisé comme par enchantement et mis à notre disposition juste à la porte d'entrée de notre maison, il nous fallait faire les valises – qu'en réalité ma mère, toujours pressée,  avait préparées dès la veille et posées dans l'entrée tout au long des murs, pour laisser le passage libre –, il nous fallait tout charger sur l'auto d'Uccio Pensa et partir dans un lieu que nous ne connaissions pas, où nous ne connaissions personne, un lieu qui nous paraissait lointain et hostile, une sorte d'exil auquel un magicien, méchant celui-là, nous aurait condamnés qui sait pour quelle faute commise à notre insu. Mon père avait beau afficher sa bonne humeur prévoyant pour lui de longues respirations pleines d'iode facilitées par la brise marine et pour nous des baignades à n'en plus finir et des jeux de plage pour lesquels ma mère avait pris soin de nous munir d'un petit seau, de pelles, d'une épuisette, etc., achetés à un étal de la fête encore en cours, tandis qu'elle-même s'était procuré un parasol, une chaise-longue et un sac de plage ; il n'en restait pas moins que pour nous, devoir charger les bagages sur l'auto d'Uccio Pensa l'après-midi de la Saint-Paul, tout abandonner et partir quand nos concitoyens se préparaient à la soirée de clôture des fêtes patronales, cela ressemblait à un outrage au bon sens.

Quant à l'auto d'Uccio Pensa, dont je ne saurais dire quelle firme automobile l'avait produite, elle me paraissait énorme, une grande baleine apte à se déplacer sur le sol, sur l'immense dos de laquelle était fixée une longue galerie destinée à transporter nos volumineux bagages – lors de nos premiers séjours à Leuca, nous emportions même le réfrigérateur, soit que la maison de Leuca en fût dépourvue, soit que ma mère n'eût pas voulu s'en séparer, l'ayant acheté depuis peu ; dans l'auto d'Uccio Pensa dix personnes auraient pu facilement prendre place tant l'habitacle était grand ; mais pour nous cinq, il suffisait à peine du fait que les valises, boîtes et caisses de bois envahissaient tout l'espace. Ma mère avait la hantise d'oublier quelque chose, s'il n'avait tenu qu'à elle, elle aurait emporté sa maison tout entière – c'est une façon de parler, car ce n'était pas la sienne, nous étions en location ; et cela trahissait peut-être déjà sa réticence à se séparer de ses affaires. De fait, de nombreuses années plus tard, quand mes parents meublèrent leur propre maison, ma mère refusa catégoriquement de la quitter pour retourner à Leuca, même pour un mois. Trois camions avec remorque n'auraient pas suffi pour transporter sur le lieu des vacances ce à quoi elle tenait le plus.


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