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Home I mille racconti I mille racconti Quaderno di traduzione 55. Uccio Pensa
Quaderno di traduzione 55. Uccio Pensa PDF Stampa E-mail
I mille racconti
Scritto da Gianluca Virgilio   
Domenica 03 Gennaio 2016 07:54

Traduzione di Annie e Walter Gamet



Uccio Pensa était un homme d'assez petite taille. Malgré mes efforts, je ne me souviens plus de son visage, je ne me souviens que de son attitude déférente, une humilité consubstantielle à sa condition de chauffeur improvisé qui gagnait sa vie en conduisant les gens partout où ils le lui demandaient. Quand on devait aller quelque part, on attendait Uccio Pensa. Et attendre Uccio Pensa reste encore dans mes souvenirs une circonstance des plus stressantes. De fait, le manque de ponctualité d'Uccio Pensa se combinait avec la ponctualité excessive de ma mère qui, pour un rendez-vous à une certaine heure, était déjà prête une demi-heure à l'avance ; et comme la demi-heure de retard d'Uccio Pensa s'ajoutait à la demi-heure d'avance de ma mère, l'attente qu'ils nous imposaient tous les deux conjointement et sans accord préalable, était d'une heure, durant laquelle ma mère s'abandonnait aux hypothèses les plus inquiétantes sur Uccio Pensa – indisposition, pneu de voiture crevé, oubli du rendez-vous – et sur l'issue du voyage.
Avant même de fréquenter l'auto-école, ma mère apprit à conduire avec Uccio Pensa. Quand nous allâmes à Maglie prendre livraison de notre première auto, une Fiat 500L de couleur bleue au toit demi-décapotable, c'est lui qui nous conduisit chez le concessionnaire ; et c'est lui que maman, par crainte de se tromper, suivit sur la route du retour de Maglie à Galatina. C'était en juin 1969. À partir de cette année-là, Uccio Pensa quitta la scène de notre vie familiale, à l'exception de quelques réapparitions imprévues dues à des circonstances exceptionnelles, la mort de mon grand-père par exemple, mais pendant de nombreuses années j'entendis beaucoup parler de lui comme d'un homme bon et serviable, tel qu'on n'en trouve plus de nos jours. Ma mère racontait souvent l'anecdote du « debraia », dans laquelle Uccio Pensa, tenant le rôle du moniteur d'auto-école assis à côté de la conductrice, lui criait d'un ton impératif : « debraia, debraia ! », tandis qu'elle, ignorant le sens du mot, se sentait de plus en plus perdue. Uccio Pensa employait un mot du dialecte emprunté au français, le verbe débrayer, qui signifie désaccoupler les disques de friction au moment du changement de vitesse :  « debraia, debraia ! » Plus Uccio Pensa hurlait, plus ma mère se troublait et, apeurée, donnait de coups d'accélérateur qui entraînaient, au moment du changement de vitesse, des secousses d'une violence à se démettre les cervicales. Cependant, avec le temps, ma mère apprit à très bien conduire ; ainsi, lorsque nous allions nous baigner à Gallipoli – le reste de l'été passé à Galatina, nous y faisions des allers et retours les jours de beau temps – sur la ligne droite entre Galatina et Galatone, elle lançait la Fiat 500L presque à cent à l'heure. Alors nous, les enfants, de la banquette arrière, nous l'incitions à accélérer, l'œil rivé sur le compteur kilométrique, de concert avec mon père qui se réservait le rôle de l'expert navigateur. Ma mère ne décélérait qu'à l'approche de Tabelle ; là se trouvaient trois dos d'âne plutôt insidieux au-dessus du Canal de L'Asso, où la voiture risquait l'embardée et la sortie de route.
Quand Uccio Pensa nous conduisait à Leuca avec son véhicule surchargé, après avoir traversé Montesano, Lucugnano, Alessano – les noms des villages du Cap se terminent presque tous par -ano – à la sortie de Gagliano, au début de la descente vers la mer, il mettait au point mort (debraiava) pour économiser un peu d'essence. L'auto prenait beaucoup de vitesse justement à cause de la forte charge qui en accélérait la course. Alors mon père intervenait pour lui faire réenclencher la vitesse, de façon à freiner l'allure. Mais à son grand dépit, Uccio Pensa ne lui prêtait aucune attention, parce que ces quelques kilomètres au point mort étaient un véritable don du ciel, telle une manne qui compensait toute l'essence consommée pour gravir péniblement la pente de Montesardo.

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