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Programma gennaio 2019
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Home I mille racconti I mille racconti Quaderno di traduzione 56. La famille Brambilla en vacances
Quaderno di traduzione 56. La famille Brambilla en vacances PDF Stampa E-mail
I mille racconti
Scritto da Gianluca Virgilio   
Domenica 10 Gennaio 2016 10:09

Traduzione di Annie e Walter Gamet


Ma mère, à un certain moment, lasse d'attendre Ucccio Pensa et de dépendre continuellement de lui, décida de fréquenter l'auto-école, de passer le permis de conduire et d'acheter une voiture, parce que dans la famille on en avait vraiment besoin. On ne pouvait pas toujours être en train d'attendre Uccio Pensa. Comme mon père, atteint dans l'enfance de poliomyélite aux membres inférieurs, disait qu'il lui était impossible de conduire et qu'une auto avec les aménagements appropriés coûterait trop cher, nous achetâmes une auto normale et ma mère fut la conductrice de la maison. Durant les cours théoriques à l'auto-école, ma mère fit la connaissance de la Signora Lucetta, se lia d'amitié avec elle, nous présenta ses deux enfants, Nino et Maria Cristina, et son mari Raffaele qui, s'estimant trop âgé pour passer le permis de conduire, avait délégué cette tâche à son épouse ; nous fîmes également la connaissance de la sœur de Raffaele, la signorina Maria dite Ia, une femme très dévote qui, célibataire, vivait avec eux ; et c'est ainsi que l'été suivant nos nouveaux amis louèrent eux aussi une maison à Leuca et que, l'après-midi du 31 juillet, nous nous y rendîmes tous ensemble, eux avec leur Fiat 600 blanche conduite par la Signora Lucetta et nous avec notre Fiat 500L bleue conduite par ma mère ; la Fiat 600, était supérieure à la nôtre en cylindrée, mais avant même d'avoir parcouru trente kilomètres elle avait besoin d'un « appoint » d'eau dans le radiateur ; de sorte que, arrivés à Montesano, il fallait nécessairement s'arrêter pour cette opération, si l'on voulait poursuivre le voyage en toute sécurité. « Il faut remettre de l'eau dans l'auto de nos amis ! » disait alors mon père au reste de la famille, d'une voix forte en scandant les mots comme pour une annonce officielle, quand ma mère l'avertissait de l'arrêt forcé après avoir vu les signaux lumineux de son amie qui se garait au bord de la route. Nos amis laissaient refroidir le moteur avant de faire « l'appoint » dans le radiateur surchauffé, d'où s'échappait une inquiétante vapeur d'eau. Nous, en attendant, nous nous mettions à chanter à tue-tête. Mon père nous faisait rire aux éclats, ma sœur et moi, en répétant cette phrase pleine d'autodérision, censée nous dépeindre sur le chemin des vacances : la famille Brambilla en vacances, dont il martelait les syllabes sur un rythme de marche triomphale : « la famille Brambilla en vacances, la famille Brambilla en vacances... » En effet, à la réflexion, tout en vivant dans un petit coin du Salento, nous étions parfaitement semblables à ces familles de la petite bourgeoisie milanaise où le patronyme Brambilla est très répandu et qui dans les années soixante et soixante-dix passaient leurs vacances sur la côte romagnole ; mais pour nous les enfants, le chant de mon père que nous reprenions à l'unisson, était le signal que nous pouvions laisser éclater notre joie à l'idée que les vacances commençaient, et même qu'elles avaient déjà commencé : « la famille Brambilla en vacances, la famille Brambilla en vacances... ». Arrivés à Montesano, à quinze kilomètres au sud de Maglie, nous étions déjà au cœur du Cap Leuca, c'est-à-dire dans une terre neuve pour nous, située au-delà de cette frontière qui sépare un territoire connu d'un autre tout à fait inconnu. La petite ville de Maglie, qu'on traversait du nord au sud quand on venait de Galatina avant l'ouverture de la voie rapide Lecce-Leuca, marquait la frontière au-delà de laquelle nous avions, avec une certitude qui ne laissait pas de place au doute, le sentiment d'être parvenus dans une terre différente de celle que nous avions coutume de fréquenter. Nous pouvions donc oublier tranquillement notre maison, nos habitudes, les horaires à respecter, les tâches quotidiennes et nous considérer enfin en vacances. Et si la Fiat 600 faisait des caprices, si avec mille précautions, allongeant le bras en se tenant à distance et se protégeant le visage avec un journal – sous le regard attentif et tremblant de Ia qui, le chapelet à la main, suivait l'opération en priant pour la sécurité de son frère aîné – il Signor Raffaele était contraint d'ôter le bouchon du radiateur pour y verser le contenu de la bonbonne tenue en réserve sur la galerie en vue de « l'appoint » d'eau nécessaire à la poursuite du voyage, ceci tandis que le reste de la famille se dégourdissait les jambes sous le soleil du dernier jour de juillet, au milieu d'un assourdissant concert de cigales invisibles dans les oliviers qui cependant offraient un abri ombragé sur la route , c'était pour nous donner le signal de laisser éclater notre joie en chantant à tue-tête ; une telle pause en effet ne se produisant pas tous les jours, mais uniquement durant le voyage qui nous menait vers un monde différent de celui où nous vivions le reste de l'année, nous avions déjà l'avant-goût d'un monde étranger dans cette sensation d'être comme in terra infidelium éprouvée sur un bas-côté de route aux abords de Montesano.


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