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Home I mille racconti I mille racconti Quaderno di traduzione 57. L'arrivée à Leuca
Quaderno di traduzione 57. L'arrivée à Leuca PDF Stampa E-mail
I mille racconti
Scritto da Gianluca Virgilio   
Domenica 17 Gennaio 2016 08:50

Traduzione di Annie e Walter Gamet

 

Nous passant désormais des services d'Uccio Pensa, nous fîmes transporter nos « affaires », c'est-à-dire tout ce qui pouvait nous être utile dans la maison de Leuca où manquait souvent le nécessaire, par Guarino, dit « le Maure » en raison de sa peau brunie au soleil des marchés campagnards. C'était un vendeur ambulant de poteries de Cutrofiano qui pour un prix raisonnable venait apporter nos « affaires » et celles de nos amis jusqu'à Leuca, puis proposer sur le marché ses terres cuites qu'il avait soigneusement rangées au fond du camion pour faire place à nos objets. Et de fait, à son arrivée à Leuca, dès le haut de la via Enea, il mettait de l'animation dans la rue, faisait sortir vacanciers et habitants sur le pas de leur porte, en criant à tue-tête dans un haut-parleur les prix prétendus « ridicules » de ses amphores, plats, marmites et lampes à huile en terre cuite : toute la population de Leuca était de cette façon pittoresque immédiatement informée de notre venue, ce qui embarrassait quelque peu ma mère et mon père car, arrivant dans un lieu nouveau, ils auraient préféré une plus grande discrétion. « Voilà qu'il se croit obligé de nous annoncer tout de suite ! » s'exclamait ma mère. Mais Guarino avait besoin d'arrondir la somme que nous lui donnions pour le transport de nos « affaires » à Leuca et il n'y avait pas moyen de le faire taire. Il restait à Leuca jusqu'au dimanche suivant, jour du marché, dormant sous le camion, puis retournait chez lui, après s'être mis d'accord avec nous pour revenir l'après-midi du 31 août, à la fin des vacances.

La Signora Lucetta était une femme au foyer dont la poitrine généreuse vous forçait à vous attarder chastement dans ses replis ; je dis chastement, parce que la poitrine d'une femme mûre – à cette époque, elle avait presque cinquante ans – invite celui qui la regarde (avouerai-je que moi aussi je la regardais à la dérobée ?) à se réjouir de sa santé florissante dont le sein est l'expression et le riche témoignage, et de plus à en apprécier le bienfait pour l'amour filial, celui des enfants qui ont trouvé en lui nourriture et abri dans les premières années de leur vie.

Il Signor Raffaele avait fait la Seconde Guerre mondiale, c'était un employé de la perception des impôts de Gallipoli qui dans son temps libre s'adonnait aux mots croisés ; il descendait du côté paternel de ce Baldassarre Papadia, auteur des Mémoires historiques de la ville de Galatina en Japygie qui avait tant fait pour la réputation de la ville. À cette époque, c'était déjà un homme âgé qui s'était marié tard ; comme mon père, d'ailleurs, et comme beaucoup d'hommes arrivés à l'âge adulte au moment de la guerre qui, rescapés des combats meurtriers, purent choisir une femme beaucoup plus jeune qu'eux – sorte de compensation tacite. Il louchait, ce qui me plongeait dans un grand embarras car je ne savais jamais s'il s'adressait à moi ou à quelqu'un d'autre près de moi ; il m'a donc sûrement pris pour un gamin plutôt attardé mentalement, en effet je répondais à ses questions à contre-temps, faute de parvenir à suivre son regard qui me perturbait quand il remuait les lèvres pour me parler.

Nino avait deux ans de plus que moi, il possédait la collection entière de Zagor et une bicyclette sur laquelle nous circulions dans Galatina quand ma mère allait voir la sienne et m'emmenait avec elle. Je me mettais derrière lui, debout sur le porte-bagages de la « Graziella », accroché à ses épaules, j'accompagnais le mouvement dans les virages les plus risqués en me penchant ou me redressant au bon moment, si bien que nous prenions plaisir tous les deux à aller sur la même bicyclette dans les rues de la localité.

À notre arrivée à Leuca, nous trouvions Guarino qui avait déjà déchargé une bonne partie des bagages dans la petite véranda devant notre maison, criant à tue-tête le prix « ridicule » de ses articles en terre cuite ; les deux familles se séparaient, rejoignant leurs logements respectifs situés presque toujours à très brève distance l'un de l'autre et d'où, à partir de ce moment, allait commencer ce continuel va-et-vient qui caractérisait la vie en commun de notre séjour à Leuca. La Signora Lucetta avait-elle cuisiné une bonne friture ? Immédiatement Maria Cristina courait nous en apporter un plat peu avant le déjeuner pour nous faire goûter ce régal ; ma mère avait-elle acheté une petite dame-jeanne d'un vin qui se révélait particulièrement gouleyant ? Immédiatement j'étais envoyé chez nos amis, une bouteille à la main, pour les faire participer à l'heureuse acquisition, et ainsi de suite...


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