Programma di Novembre
UNIVERSITA' POPOLARE ALDO VALLONE GALATINA Martedì 5 Novembre, ore 17,45 sala Contaldo : cineforum Belle. La ragazza del dipinto, a cura di Roberta Lisi   Giovedì 7 novembre, ore 17, Lecce,... Leggi tutto...
Si ricomincia...
Dopo la pausa estiva, interrotta dall'Open Day che come sempre ci ha permesso di incontrarci e presentare le nostre attività ad amici e soci vecchi e nuovi, il nostro anno accademico 2019-20 ha... Leggi tutto...
Programma aggiornato di marzo e ordine del giorno della prossima assemblea
A causa dell'assenza di soci e membri del Consiglio Direttivo nella data precedentemente indicata, l'Assemblea dei soci programmata per il 1° marzo è stata rimandata a giovedì 7 marzo alle ore 18,... Leggi tutto...
"La signora dello zoo di Varsavia" al cineforum dell'Università Popolare
La scelta di riservare il primo lunedì di ogni mese al nostro cineforum ci permette di cominciare il 2019 con La signora dello zoo di Varsavia: la scelta di Roberta Lisi, alla quale dobbiamo il... Leggi tutto...
Programma gennaio 2019
Dopo le festività natalizie, le attività dell'Università Popolare riprenderanno lunedì 7 gennaio, col consueto appuntamento col cineforum curato da Roberta Lisi, come sempre programmato per il... Leggi tutto...
Stagione teatrale a Lecce
In allegato il programma della stagione teatrale del Comune di Lecce (teatri... Leggi tutto...
Stagione teatrale a Cavallino
  CITTA' DI CAVALLINO - TEATRO "IL DUCALE" Stagione teatrale 9 Dicembre 2017 -... Leggi tutto...
Finalmente online!
1° Settembre 2010 nasce il sito dell' "Università Popolare Aldo Vallone... Leggi tutto...
Home I mille racconti I mille racconti Quaderno di traduzione 60. La chaîne retrouvée
Quaderno di traduzione 60. La chaîne retrouvée PDF Stampa E-mail
I mille racconti
Scritto da Gianluca Virgilio   
Martedì 16 Febbraio 2016 17:35

Traduzione di Annie e Walter Gamet

 

À Leuca, il y avait, face à la petite plage aux eaux calmes où nous allions nous baigner, un rocher bien lisse de couleur jaune, amené là par le ressac lors d'une des tempêtes hivernales qui avait emporté en mer une partie du littoral et parsemé le fond de pierres, le rendant impraticable aux baigneurs, sinon au prix de continuelles ecchymoses et contusions en un temps où l'on ne trouvait pas encore de sandales de plage dans les magasins ; bien qu'immergé, ce rocher constituait un tremplin idéal pour les plongeons et les cabrioles, assortis de bousculades, de cris d'encouragement ou d'applaudissements des enfants qui trouvaient là un point d'accostage rapidement accessible à la nage. Ce fut lors d'un de ces plongeons que je perdis ma chaîne en or, un cadeau de baptême que je portais au cou depuis la naissance. J'étais désespéré, prévoyant déjà les réprimandes de ma mère, qui, avec la Signora Lucetta, ne cessait de nous surveiller de dessous son parasol, quand une fille, de quelques années plus âgée que moi, émergeant de l'eau, les cheveux tirés en arrière, comme si l'eau de mer, d'un seul coup de brosse s'était chargée de lisser sa coiffure après l'application d'un gel, s'approcha de moi et me tendit la chaîne en or sur la paume de sa main. C'est ainsi que je fis la connaissance de Silvana. À partir de ce jour-là, nous allâmes nager un peu plus au large, persuadés de ne pas être vus. En cachette dans l'eau, pour la première fois je touchais un corps féminin, des mains me touchaient, qui d'abord me semblèrent étrangères, puis de plus en plus familières et dans la lumière du soleil filtrée par l'eau de mer, pensant échapper aux regards indiscrets, j'échangeais mes premiers baisers. Nous nous séparions de quelques mètres, puis au signe convenu, d'un coup de rein, nous plongions sous l'eau et chacun faisait la moitié du chemin jusqu'au fond où nous unissions nos bouches dans un baiser au goût d'eau salée.

Mon père, après avoir lu « l'Unità » et « Rinascità » à l'ombre de l'hôtel Rizzieri, tout en respirant à pleins poumons l'air rempli de l'iode de ce bout du monde, arrivait sur le front de mer face à la plage vers midi et demi ; il se montrait, et c'était le signal qu'il nous fallait fermer le parasol, replier la chaise-longue, remettre toutes les affaires dans le sac de plage et rentrer à la maison pour déjeuner, sans dérogation possible, à treize heures trente – une des quelques règles qui nous venaient des mois d'école à Galatina. Tout au plus avions-nous droit au délai d'un quart d'heure qui allait repousser l'heure du repas à deux heures moins le quart, compte tenu du temps nécessaire pour retourner à la maison, nous laver, nous changer, disposer sur la table les plats que maman avait préparés dès le matin avant de descendre à la plage ; de toute façon, à l'arrivée de mon père, il fallait cesser tous les jeux et obéir aux ordres. Je devais alors quitter Silvana et regagner la rive où ma mère m'attendait avec la serviette et un sourire mi-satisfait mi-ironique qui me faisait comprendre que, même si je m'étais un peu trop éloigné du rivage, rien ne lui avait échappé et que, somme toute – c'est-à-dire mis à part une certaine dose de jalousie maternelle bien naturelle – elle était contente de la tournure que prenaient les choses.

Le rendez-vous tacite avec Silvana avait lieu à onze heure du matin, dans l'eau, là où nous allions renouveler pendant de nombreux jours les jeux aquatiques inventés ensemble. Durant le reste de la journée, je m'interrogeais sur la signification à donner à nos baisers et nos caresses et j'aurais voulu lui demander un rendez-vous le soir, sinon pour comprendre le sens de cette expérience, au moins pour la confirmer par la répétition de ces jeux à un autre moment et dans un autre lieu que d'habitude. Mais je ne sus lui demander quoi que ce soit. Ma première déception amoureuse eut lieu un soir sur le front de mer, du côté de Martinucci, quand je la vis de loin, en compagnie d'un garçon plus grand qu'elle qui l'enlaçait, marcher en direction des rochers et s'arrêter à proximité de la mer, où il me sembla qu'ils allèrent s'asseoir et s'échanger des baisers et des caresses, pendant que moi, je revenais sur mes pas, dans la direction opposée, vers la Case de l'Oncle Tom, d'abord incrédule et déconcerté, puis bouleversé et rongé de jalousie pour une trahison que je n'aurais jamais crue possible auparavant. J'aurais déjà dû le comprendre à cette époque, ces jeux sous l'eau au soleil d'août ne portaient aucune promesse, sinon celle d'une douleur renouvelée et toujours égale, et de moi seul dépendait d'en éviter la répétition comme issue tragique d'une rencontre, étant donné que les intentions de l'autre, ses comportements et ce qui les motive nous restent presque toujours inconnus et énigmatiques. Certes, mais nous ne mettons jamais à profit l'expérience ; voilà sans doute pourquoi, à travers le prisme de la mémoire qui, tel un tableau synoptique, expose tous les faits simultanément, elle se présente comme destin, quand au contraire elle n'est rien d'autre qu'un épisode heureux – comme celui de la chaîne retrouvée que Silvana, émergeant de l'eau, me tend encore sur la paume de la main – auquel, hélas, nous associons pour notre malheur une erreur d'évaluation que nous répétons d'innombrables fois par la suite et qui a le pouvoir de donner à ce qui est joyeux et ludique un aspect atroce et terrible.


Torna su