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Dopo la pausa estiva, interrotta dall'Open Day che come sempre ci ha permesso di incontrarci e presentare le nostre attività ad amici e soci vecchi e nuovi, il nostro anno accademico 2019-20 ha... Leggi tutto...
Programma aggiornato di marzo e ordine del giorno della prossima assemblea
A causa dell'assenza di soci e membri del Consiglio Direttivo nella data precedentemente indicata, l'Assemblea dei soci programmata per il 1° marzo è stata rimandata a giovedì 7 marzo alle ore 18,... Leggi tutto...
"La signora dello zoo di Varsavia" al cineforum dell'Università Popolare
La scelta di riservare il primo lunedì di ogni mese al nostro cineforum ci permette di cominciare il 2019 con La signora dello zoo di Varsavia: la scelta di Roberta Lisi, alla quale dobbiamo il... Leggi tutto...
Stagione teatrale a Lecce
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Stagione teatrale a Cavallino
  CITTA' DI CAVALLINO - TEATRO "IL DUCALE" Stagione teatrale 9 Dicembre 2017 -... Leggi tutto...
Finalmente online!
1° Settembre 2010 nasce il sito dell' "Università Popolare Aldo Vallone... Leggi tutto...
Home I mille racconti I mille racconti Quaderno di traduzione 61. Interruption temporaire des vacances
Quaderno di traduzione 61. Interruption temporaire des vacances PDF Stampa E-mail
I mille racconti
Scritto da Gianluca Virgilio   
Domenica 21 Febbraio 2016 17:51

Traduzione di Annie e Walter Gamet

 

Peu après la mi-août, nous retournions à Galatina, comme pour nous assurer que le lieu que nous avions quitté était toujours là, en attente de notre retour définitif à la fin du mois. En réalité, c'étaient les tâches quotidiennes qui nous rappelaient à Galatina, au moins une fois dans le mois, juste le temps d'expédier les plus urgentes, le paiement de quelques factures, l'ouverture du courrier qu'un aimable voisin à qui nous avions confié la clef de la boîte à lettres s'était chargé de relever, la crainte que des orages, habituellement violents après le quinze août, ou encore un voleur informé de notre absence, n'eussent causé des dommages chez nous. Mais déjà ce voyage anticipait le retour définitif à la maison et la fin des vacances, portant en soi la tristesse du temps désormais écoulé et la crainte de voir les jours restants passer trop vite. Ma mère imposait le réveil à six heures du matin, parce qu'à cette heure-là, disait-elle, nous éviterions le soleil brûlant du mois d'août ; et c'est ainsi qu'à sept heures, tandis que les vacanciers dormaient encore, nous étions déjà dans la voiture ; Gigi, Antonio et Nino étaient sûrement sur le ponton en train de pêcher, quant à Silvana encore au lit chez l'amie qui l'avait invitée, elle descendrait d'ici peu à la plage, sans m'y trouver.

Après un peu plus de quinze jours d'absence, Galatina m'apparaissait changée, comme si, avec un large pinceau, une main invisible avait recouvert les édifices et toute la ville d'une légère patine émaillée. En réalité, les hommes et la nature elle-même n'étaient pas restés inactifs durant notre absence. Les affiches publicitaires avaient été renouvelées dans leurs espaces réservés, un chantier à peine commencé avant notre départ pour Leuca était devenu une maison presque entièrement construite, un autre s'y était ajouté, une rue avait été asphaltée, les arbres des jardins publics avaient renouvelé leurs frondaisons, la façade d'un édifice avait été repeinte, un nouveau magasin s'était ouvert, si bien que je me demandais quel aurait été l'aspect de Galatina si nous l'avions quittée une année entière – et au bout de dix ans, ne serions-nous pas revenus dans une autre ville plutôt qu'à Galatina ! Notre maison elle-même, qui entre temps s'était transformée en un lieu inhabité et inhospitalier, semblait nous accueillir en étrangers : la poussière s'était accumulée partout, les arbres du jardin avaient déposé dans la cour des feuilles et des fientes d'oiseaux, parce qu'aucune main pendant quinze jours ne s'était chargée du nettoyage quotidien, les quelques pieds de tomates, poivrons, aubergines que ma mère avait plantés fin juin, après avoir souffert des chaleurs du mois d'août, semblaient avoir repris vigueur grâce au dernier orage et donnaient une production inespérée – seules les nombreuses plantes ornementales en pots continuaient à jouir d'une excellente santé, car ma mère leur avait réservé un traitement spécial, en chargeant son frère d'en prendre soin, négligeant les autres, au risque de les voir dépérir ; les chambres conservaient une odeur de renfermé que ma mère s'empressait d'évacuer en remontant les stores salis et en ouvrant tout grand les fenêtres pour aérer la maison. En revanche, dans ma chambre plongée dans une semi-obscurité, rien ne paraissait avoir changé. La bibliothèque, pleine d'illustrés et de livres de classe, les objets que je n'avais pu emporter avec moi à Leuca, l'armoire contenant les vêtements portés au cours des autres saisons de l'année, mon lit, les posters accrochés aux murs, toute la pièce était restée en attente, dans un temps suspendu auquel j'aurais pu la soustraire, si seulement je l'avais voulu, en apportant tout de suite de grands changements. Mais je n'en avais nulle envie car,  loin d'interrompre si peu que ce soit les vacances à Leuca, ce passage à Galatina devait ne représenter qu'une très brève parenthèse à refermer aussi vite que possible, l'espace de quelques heures, juste le temps de régler les affaires pour lesquelles nous étions revenus à la maison. S'il n'avait tenu qu'à moi – hélas, ma mère et mon père étaient d'un tout autre avis – je n'y serais pas resté plus d'une demi-heure, un temps évidemment insuffisant pour faire de ma chambre un bureau de jeune penseur, en me débarrassant des illustrés pour les remplacer d'un coup de baguette magique par des livres plus sérieux et en éliminant des murs les posters de mon équipe préférée et de mes héros de bandes dessinées pour les remplacer par des reproductions de peintres célèbres, comme j'allais le faire les années suivantes.

Habituellement, on retournait à Galatina le jeudi, jour de marché, et ma mère en profitait pour faire les courses et économiser sur le prix des marchandises. Il fallait la voir tenir tête aux commerçants, établir elle-même le prix de ce qu'elle allait acheter ! Moi qui n'approuvais pas son comportement et qui en avais honte, je m'éloignais, quitte à changer d'avis quand elle parvenait à acquérir un produit à la moité du prix réclamé qui disait-elle, était le double à Leuca à cause de la présence des Milanais. Ensuite, il fallait nettoyer la maison, qu'on ne pouvait laisser dans cet état, tandis que moi, je continuais à lui dire que c'était inutile, d'autant qu'après les treize jours de vacances restants, nous la retrouverions telle quelle, aussi sale et poussiéreuse. Pour finir, on convenait de manger à Galatina – quelle hâte y avait-il à repartir ? Mon père ferait encore sa petite sieste et, après l'arrosage des plantes du jardin, dans la fraîcheur de la fin d'après-midi, nous retournerions tranquillement à Leuca ! Moi, j'étais désespéré, car je voyais que cette façon de faire retranchait injustement toute une journée de vacances du total des trente-et-un jours du mois d'août sur lesquels j'avais compté. Mais il fallait me résigner car il n'aurait pas été raisonnable de repartir au bout d'une demi-heure : nous avions déjà fait environ soixante kilomètres pour arriver jusqu'à Galatina et nous allions devoir en faire autant pour retourner à Leuca. Donc ma mère sortait, faisait les courses, rentrait, nettoyait la maison, le jardin, tandis que mon père ouvrait le courrier, effectuait quelques paiements, choisissait les livres qu'il allait emporter avec lui à Leuca et trouvait le temps, après le déjeuner, de se reposer comme si de rien n'était, comme s'il était possible de se reposer en un temps et en un lieu qu'on ne considère pas à soi. De fait, pour moi qui continuais à vivre dans une autre dimension spatio-temporelle, celle des vacances, la maison, que ma mère s'efforçait de remettre dans son status quo ante, d'avant le départ pour Leuca, époussetant les meubles et passant le balai, me restait tout à fait étrangère et cet insupportable sentiment de non-appartenance m'empêchait de me reposer et me faisait désirer un retour aussi vite que possible.

Nous arrivions à Leuca à la tombée du jour, trop tard pour la baignade de l'après-midi. La journée entière était perdue, et de surcroît, tous les renoncements qui m'avaient été imposés me signifiaient alors, sous forme d'un net avertissement, que les vacances ne seraient pas éternelles, de sorte que ce bref passage à Galatina instillait et fixait en moi, pour le reste de notre séjour à Leuca, la pensée de la fuite du temps – qui ne m'avait même pas effleuré lors de notre départ le 31 juillet –, la pensée que le temps des vacances, tôt ou tard, c'est-à-dire dans moins de quinze jours, arriverait définitivement à son terme.


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