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Si ricomincia...
Dopo la pausa estiva, interrotta dall'Open Day che come sempre ci ha permesso di incontrarci e presentare le nostre attività ad amici e soci vecchi e nuovi, il nostro anno accademico 2019-20 ha... Leggi tutto...
Programma aggiornato di marzo e ordine del giorno della prossima assemblea
A causa dell'assenza di soci e membri del Consiglio Direttivo nella data precedentemente indicata, l'Assemblea dei soci programmata per il 1° marzo è stata rimandata a giovedì 7 marzo alle ore 18,... Leggi tutto...
"La signora dello zoo di Varsavia" al cineforum dell'Università Popolare
La scelta di riservare il primo lunedì di ogni mese al nostro cineforum ci permette di cominciare il 2019 con La signora dello zoo di Varsavia: la scelta di Roberta Lisi, alla quale dobbiamo il... Leggi tutto...
Programma gennaio 2019
Dopo le festività natalizie, le attività dell'Università Popolare riprenderanno lunedì 7 gennaio, col consueto appuntamento col cineforum curato da Roberta Lisi, come sempre programmato per il... Leggi tutto...
Stagione teatrale a Lecce
In allegato il programma della stagione teatrale del Comune di Lecce (teatri... Leggi tutto...
Stagione teatrale a Cavallino
  CITTA' DI CAVALLINO - TEATRO "IL DUCALE" Stagione teatrale 9 Dicembre 2017 -... Leggi tutto...
Finalmente online!
1° Settembre 2010 nasce il sito dell' "Università Popolare Aldo Vallone... Leggi tutto...
Home I mille racconti I mille racconti Quaderno di traduzione 66. Septembre I La Foire du Levant
Quaderno di traduzione 66. Septembre I La Foire du Levant PDF Stampa E-mail
I mille racconti
Scritto da Gianluca Virgilio   
Martedì 12 Aprile 2016 08:08

Qui peut dire ce que je voulais ? Puis-je le dire moi-même, puisque je ne l’ai jamais bien su ?

Charles Dickens, Les Grandes Espérances, ch. XIV.

 

Heureusement, l'école n'allait commencer qu'un mois plus tard, le 1er octobre. Au retour, la tristesse liée à la fin de notre séjour à Leuca s'atténuait à peine à la pensée qu'il restait trente jours de liberté et que, malgré l'obligation de faire les devoirs de vacances donnés par les professeurs à la fin de l'année scolaire trois mois auparavant, il y aurait encore assez de temps pour tout le reste. En quoi consistait ce « reste » ? À ce moment-là, je n'aurais pas su le dire précisément car l'attente de quelques plaisirs à venir était si vague, et cependant si pressante, qu'elle constituait le fondement d'un état d'âme où la moindre promesse de félicité, que j'étais prêt à accueillir dans la plus totale inconscience, suscitait un extrême enthousiasme.

L'habitude familiale imposée par ma mère de n'allumer le téléviseur qu'au milieu de l'après-midi, quand cela ne perturbait plus les activités quotidiennes normales, subissait une dérogation les premiers jours de septembre. En effet, en concordance avec les jours d'ouverture de la foire du Levant de Bari, en guise de cadeau aux plus jeunes en marge des affaires concernant les adultes, la télévision nous offrait la projection d'un film qui nous retenait devant le petit écran de neuf à environ onze heures du matin. Comme en ces jours sans école il fallait bien nous occuper, étant donné ces circonstances, ma mère commençait par nous emmener faire des emplettes avec elle dans les magasins du quartier, dont à chaque fois je rapportais, comme unique acquisition, l'image d'une jeune fille rencontrée par hasard, puis de retour à la maison, elle nous permettait de regarder la télévision ; et c'est ainsi que pendant deux heures de la matinée, le temps était suspendu et remplacé par celui du récit filmique qui du petit écran faisait irruption dans le temps réel, se l'appropriant et le dilatant démesurément, en jours, en mois, en années suivant les événements racontés. Dans la petite cuisine aussi, où se trouvait le téléviseur et qu'avant le début du film j'avais pris soin de tenir dans la pénombre en abaissant le store, à l'intérieur de laquelle je restais immobile deux heures durant, avec ma sœur si le film lui plaisait, ou seul – à cette époque, moi j'aimais tous les films, car chacun d'eux me projetait dans un monde inconnu, différent du mien et dans lequel j'aurais voulu me transférer, peut-être avec la jeune fille entrevue une heure auparavant – les images en mouvement du petit écran semblaient envahir l'espace et avoir le pouvoir magique de me transporter à la vitesse de la lumière, soit dans une région reculée de l'Ouest sauvage, où les visages de Gary Cooper et de John Wayne me garantissaient que jamais aucun méchant bandit ne triompherait de la justice, soit dans une grande ville d'Amérique pleine de gratte-ciel entre lesquels s'affrontaient Godzilla et King Kong, sans que je pusse décider pour qui tenir, soit dix mille, cent mille mètres sous terre, en compagnie d'hommes résolus et infatigables, appliqués à découvrir les secrets du centre de la Terre, jusqu'à prendre le risque d'affronter les dangers les plus insolites, comme des animaux préhistoriques effrayants, des villes ensevelies avec des colonnes prêtes à s'écrouler à cause d'un tremblement de terre désastreux, des volcans sur le point d'entrer en éruption, des océans souterrains tempétueux dont personne n'aurait soupçonné l'existence, etc. Tout autour de ces scènes grandioses réduites au cadre restreint du petit écran en noir et blanc, ce qui, loin d'en diminuer la réalité, avait le pouvoir de leur conférer un supplément de vraisemblance comme immenses prolongements de la petite cuisine où la pénombre, annulant toutes les couleurs des objets environnants, ne laissait que le noir et blanc, la vie quotidienne que je retrouverais à la fin du film suivait son cours normal, comme s'il ne se passait rien sous mes yeux : ma mère s'activait dans la cuisine voisine à la préparation du déjeuner, mon père revenait de l'école après avoir participé à l'une des réunions préliminaires à la rentrée scolaire, dans la rue le marchand de fruits ambulant clamait les prix de sa marchandise, le facteur d'un coup de sonnette de sa bicyclette annonçait l'arrivée d'une lettre que j'attendais de mes amis de Leuca, etc.

Lorsqu'à la fin du film, le mot en gros caractères THE END me donnait la certitude que l'espace-temps du monde fictif dans lequel j'avais vécu ces deux heures précédentes – disons plutôt des jours, des mois ou des années – s'était dissous dans le néant et qu'il me fallait revenir à la réalité qui avait continué sans moi – mis à part la rare arrivée d'une lettre, que s'était-il passé entre-temps ? – j'étais saisi d'une sensation d'amère déception, exact pendant de la sensation d'attente joyeuse éprouvée le matin dès le réveil à la pensée que ce jour-là, d'ici quelques heures je verrais un film merveilleux. Le film avait fini trop vite, même si toute l'histoire s'était conclue de manière rassurante par la victoire du bon sur le méchant, les personnages eux-mêmes s'étaient dilués presque sans prévenir et sans me dire où et quand je pourrais les retrouver. C'est pourquoi, je m'arrangeais pour revenir à la réalité de manière progressive. Refusant de m'éloigner brusquement de mes héros préférés, je les voyais se lancer dans de nouvelles aventures auxquelles je prenais part moi-même, me tenant à leurs côtés et intervenant avec eux dans les situations les plus variées que mon imagination, nourrie de ce que j'avais vu précédemment, venait me suggérer. Quand plus tard, à table, mon père me demandait si j'avais fait des devoirs de vacances où si j'avais mis mon journal à jour, j'étais bien obligé d'admettre que je n'y avais pas du tout pensé, car les aventures auxquelles j'avais assisté et dont j'avais été le protagoniste m'en avaient absolument distrait.

[Traduzione di Annie e Walter Gamet]


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