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Home I mille racconti I mille racconti Quaderno di traduzione 69. Rencontres lors des tours à bicyclette
Quaderno di traduzione 69. Rencontres lors des tours à bicyclette PDF Stampa E-mail
I mille racconti
Scritto da Gianluca Virgilio   
Domenica 15 Maggio 2016 06:55

Traduzione di Annie e Walter Gamet

 

« T'aurais pas une cigarette ? »

Le gamin qui s'était détaché du cercle formé sur le trottoir par un groupe assis en tailleur comme de petits Indiens, avait abandonné son jeu de tuddhi pour me barrer la route, alors que moi, après un coup d'œil se voulant distrait sur ces garçons de mon âge, j'avais décidé de passer mon chemin en pédalant plus vite ; je fus pourtant contraint de m'arrêter et d'expliquer que, ne fumant pas, je n'avais pas de cigarettes, ce qui suscita son étonnement.

« Ma almeno sa' sciochi a tuddhi ? » (« Mais tu sais au moins jouer à tuddhi ? »)

Ma mère m'avait appris les premiers rudiments et, avec un petit voisin, je m'étais un peu exercé à ce jeu qui nécessitait l'utilisation de cinq cailloux de forme sphérique, lesquels, jetés au milieu des garçons assis en cercle, devaient être poussés avec la main droite, suivant des règles bien précises, d'abord un, puis deux à la fois, trois, quatre et enfin tous ensemble, sous un arc formé par la main gauche bien ouverte et posée par terre. J'avouai ne pas bien savoir y jouer.

« Ma allora nu sa' faci nienzi ! » (« Mais alors, t'es bon à rien ! »)

Quand je prenais ma bicyclette, je parcourais la Via Val d'Aosta, je traversais la Via di Gallipoli, non sans avoir regardé à droite et à gauche en me rappelant les recommandations de ma mère et je m'engageais dans la Via Lombardia. C'est là que souvent m'apparaissait une dame fort élégante et toujours très bien maquillée ; à peu près du même âge que ma mère, elle me semblait venir d'une autre planète, la planète cinématographique sur laquelle je me trouvais encore un quart d'heure auparavant et dont le souvenir restait présent en moi durant de nombreuses heures de la journée. Je n'avais pas l'habitude de voir de telles dames, plutôt rares dans notre ville. Ma mère, elle, était une femme simple, originaire de Corigliano d'Otrante, elle se maquillait rarement et seulement de façon très légère. Cette dame-là, au contraire, allait sans doute chez le coiffeur au moins deux ou trois fois par semaine. Sa chevelure noire ordinairement rassemblée sur la tête apparaissait longue et souple quand elle la laissait libre. En général elle portait de larges foulards et l'hiver d'amples châles dans lesquels elle s'enveloppait comme pour se protéger du monde extérieur, dont elle semblait ne pas faire partie, même si elle y évoluait avec distinction. Quand je passais à bicyclette par la Via Lombardia, il m'arrivait parfois de la voir sortir de chez elle et se diriger vers sa voiture garée au bord de la rue. Elle parcourait la petite allée de son jardin ombragé par un saule pleureur dont les branches pendantes retombaient précisément sur son chemin ; si bien que pour passer, il lui fallait les écarter de la main droite, tel un rideau qui la séparait de la scène du monde sur laquelle elle allait faire son entrée, après s'être préparée avec soin chez elle comme dans une loge. Alors elle m'apparaissait plus belle et plus mystérieuse qu'aucune autre femme, en ville comme au cinéma, son regard inaccessible – rares furent les fois où j'aperçus ses yeux car elle avait coutume de porter des lunettes de soleil – ainsi que son port majestueux me semblaient représenter, magnifiés par sa toilette à la dernière mode, les signes les plus énigmatiques de l'éternel féminin.


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