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Home I mille racconti I mille racconti Quaderno di traduzione 70. Toponymie urbaine
Quaderno di traduzione 70. Toponymie urbaine PDF Stampa E-mail
I mille racconti
Scritto da Gianluca Virgilio   
Domenica 29 Maggio 2016 09:00

Traduzione di Annie e Walter Gamet


Je passais mon chemin, emportant avec moi la vision de la mystérieuse dame que je n'hésitais pas à associer à mes aventures cinématographiques, la sauvant des dangers les plus incroyables et gagnant ainsi sa gratitude et son amitié.

Je recherchais les noms des rues adjacentes inscrits en haut des murs des maisons d'angles : Via Lucania, Via Emilia, Via Puglia, Via Marche, Via Umbria, des noms qui m'étaient familiers car j'avais étudié les régions italiennes à l'école – et n'étaient-ce pas là les révisions d'été que le professeur nous avait conseillées à la fin de l'année scolaire ? Je décidais de suivre la Via Lombardia jusqu'au bout. Au-delà de la Via Roma, rue très passante dont la traversée exigeait les mêmes précautions que la Via di Gallipoli, je constatais avec étonnement que le prolongement naturel de la Via Lombardia se nommait Via Michele Laporta ; il ne pouvait s'agir d'une région d'Italie, c'était sans conteste un personnage célèbre d'une famille locale dont j'ignorais tout, sauf le patronyme que je reconnaissais facilement d'après les récits de mon père, car des voisins, du temps de sa jeunesse pour être exact, portaient justement ce nom-là. En moins d'un kilomètre, après avoir traversé les Via Teano et Via Redipuglia, des noms qui me ramenaient au livre d'histoire même si j'étais incapable de les situer dans un contexte précis – de toute façon, de retour à la maison, je poserais mille questions à mon père – je me retrouvais déjà dans la campagne du côté de la voie ferrée, à deux pas des rangées de mûriers qui bordaient les rails sur un long tronçon, et il ne me restait plus qu'à rebrousser chemin. Mais arrivé à cet endroit, si je voulais connaître d'autres rues, il me fallait changer d'itinéraire. Plus tard j'allais découvrir à quel point il était facile de s'égarer dans le lacis des ruelles du centre historique, mais là j'avais perçu la régularité du tracé de ces rues fait d'axes parallèles et perpendiculaires ; au lieu de refaire le même parcours, il me suffisait de quelques coups de pédale pour rejoindre la Via Liguria, une des avenues les plus larges et les plus longues de la ville à propos de laquelle je m'étonnais qu'à une bande de terre aussi étroite que la Ligurie, on ait pu attribuer une rue plus importante qu'à la Lombardie, la plus grande région d'Italie ; en prenant le chemin du retour, je roulais toujours bien au bord de la rue, car la Via Liguria, itinéraire obligé de ceux qui, venant de l'extérieur, transitaient en ville pour se rendre dans les localités voisines, accueillait le gros de la circulation. Je reconnaissais alors à ma droite les rues que j'avais croisées précédemment, vues seulement sous un autre angle, auxquelles s'ajoutaient à ma gauche, celles qui portaient le nom d'illustres concitoyens, Via Gaetano Martinez, Via Giulio Cesare Viola, etc.

Dans ma famille, j'avais entendu parler de ces hommes du passé, au hasard de conversations auxquelles j'avais, hélas, prêté peu d'attention ; j'avais donc entendu nommer des personnages historiques rappelés dans la toponymie de la ville, par exemple la Via Principessa Mafalda – ignorant qui était cette princesse, je me la représentais comme une grosse femme revêche, dont la majesté tenait non seulement au titre de noblesse, mais aussi à l'ample costume d'époque richement travaillé ; quelques jours après, j'allais découvrir que la Via Principessa Mafalda conduisait à la Via Principessa Jolanda, qui au contraire, du moins dans mon imagination, devait se référer à une dame svelte et aimable, elle aussi très élégante, ce qui ne m'empêchait pas de me figurer les deux princesses se tenant mutuellement compagnie, l'une grosse et l'autre mince, tel un couple comique version féminine, qui avait peut-être suscité dans quelque cour d'autrefois la même hilarité que la mienne à la simple apparition de Laurel et Hardy les samedis d'hiver en fin de matinée, à la sortie de l'école, quand la télévision diffusait le programme Aujourd'hui les Comiques. Puis il y avait les dates du calendrier, auxquelles j'étais incapable d'associer un quelconque fait historique : la Via XI Febbruaio, quel événement avait donc eu lieu ce jour-là, en quelle année d'ailleurs, pour mériter le nom d'une rue ? La Via XX Settembre, pourquoi justement le vingt et pas le vingt-et-un ? Et que dire de la Via IV Novembre ? À table, mon père allait résoudre chaque problème, il me ferait un cours d'histoire et me dévoilerait les mystères auxquels j'étais confronté aux coins des rues, face à des noms que mes minces connaissances historiques laissaient sans aucune explication.

La ville se présentait comme un livre ouvert dont l'imagination s'emparait avec une ardeur qui, certes sur le moment laissait inassouvi le désir de connaître des hommes et des choses, mais par ailleurs donnait libre cours à ma fantaisie, me mettant en contact avec une géographie et une histoire faites non pas d'innombrables notions que j'apprenais péniblement à l'école, mais de paysages urbains, de maisons, de carrefours, trottoirs, magasins, ateliers, dans lesquels les noms de rue correspondaient à des expériences. Une date historique n'était pas seulement un jour du calendrier inscrit dans un livre, mais une enfilade de maisons vues dans la singularité de la lumière méridionale par une matinée de septembre, quand loin de la canicule estivale l'air était désormais moins lourd, et qu'à la fin du film offert par la Foire du Levant, je pouvais faire un tour à bicyclette dans les rues de la localité ; et c'est ainsi que la connaissance d'une région ne comportait pas l'apprentissage pénible de ses frontières, si ce n'est celles que j'avais bien localisées à l'endroit où une rue débouchait dans une autre, de sorte que je pouvais me dire à moi-même, sans l'ombre d'un doute et sans crainte de me tromper, du moins en me référant aux rues que j'avais parcourues, que la Lombardie était limitrophe des Pouilles et les Pouilles de la Ligurie, etc. De même durant mes promenades matinales, aucun professeur ne me contraignait à apprendre les noms des mers et des montagnes, les ressources et les activités productives, toutes choses lues et relues dans le livre de géographie sous forme d'une kyrielle de notions fort ennuyeuses et difficiles à mémoriser. Au contraire, la ville m'offrait une réconfortante et agréable vision des activités des hommes, menées au sein d'édifices qu'eux-mêmes ou leurs aïeux avaient construits, au long de rues sur lesquelles donnaient les boucheries, les magasins d'alimentation, les poissonneries, les boutiques des cordonniers, des menuisiers, des marbriers, les ateliers des garagistes, des carrossiers, des forgerons qui selon moi constituaient les vraies ressources et activités des régions italiennes appliquées aux rues des villes ; et ainsi toute la géographie et l'histoire se concrétisaient dans les lieux que je visitais, je pouvais m'arrêter et assister, par exemple, à l'un des derniers ferrages qu'on ait pu voir au temps de mon enfance, celui d'un cheval récalcitrant et puissant chez un maréchal-ferrant qui de toute façon avait toujours le dessus sur l'animal, ou bien au creusement des fondations d'une maison sur un des nombreux chantiers de construction de la ville, à coups de marteau pneumatique d'un ouvrier musclé, ou encore au travail du bois d'un menuisier habile à manier la scie ou le rabot ; je pouvais aussi faire la connaissance de garçons moins revêches que le gamin qui fumait et jouait à tuddhi et, qui sait, peut-être un jour y jouer avec eux.

 

 

 

 

 

 

 


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