Link per rivedere la conferenza di Marcello Aprile
Ed ecco anche il link per rivedere la conferenza di Marcello Aprile... https://www.facebook.com/universitapopolare.avallone.3/videos/579035319735696 
Link per rivedere la conferenza di Maria Luisa Quintabà
Ecco il link per rivedere l'interessante conferenza di Maria Luisa Quintabà: buona visione a tutti! https://www.facebook.com/universitapopolare.avallone.3/videos/578470189792209 
Programma febbraio 2021
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Memorie Narranti: l'Università Popolare aderisce all'iniziativa del Patto per la Lettura in occasione della giornata della memoria
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Home I mille racconti I mille racconti Quaderno di traduzione 67. L'attente du facteur
Quaderno di traduzione 67. L'attente du facteur PDF Stampa E-mail
I mille racconti
Sabato 23 Aprile 2016 05:42

Traduzione di Annie e Walter Gamet

 

Les matins de septembre, tout en regardant le film, j'attendais avec impatience une lettre de Gigi ou d'Antonio. Déjà à Leuca, en prenant congé d'eux, je leur avais demandé de m'écrire, puis à nouveau dans le courrier que j'étais le premier à leur  envoyer à peine rentré à Galatina. Mais les lettres continuaient à tarder. Le facteur distribuait ponctuellement les journaux de papa, les factures habituelles, des offres publicitaires et autres, tout en semblant  totalement ignorer ce que moi j'attendais de lui, la confirmation d'une relation inchangée avec mes camarades de vacances et la promesse que ce lien ne s'interromprait pas. Je savais qu'il arrivait, comme chaque jour, vers onze heures et je tendais l'oreille en direction de la rue pour saisir le moindre signe de son approche. Sa bicyclette surchargée de lettres et de colis dans des sacoches de cuir élimé accrochées devant au guidon et fixées sur le porte-bagages, émettait un étrange grincement dû à l'entretien médiocre du vélo et au poids qu'on lui faisait porter, ce qui annonçait son arrivée déjà quelques secondes avant le coup de sonnette. Ma mère s'étonnait de mon empressement à aller ouvrir, au prix d'une interruption de deux minutes du film, pour réceptionner le courrier – seule raison capable de me faire lever de mon siège, sinon rien ni personne ne m'aurait éloigné du téléviseur – mais elle en était contente, car du même coup je lui rendais service au moment où elle s'adonnait aux soins du ménage. Bref, le courrier, j'en faisais mon affaire. Et qu'on n'aille pas penser que je craignais quelque inquisition de la part de mes parents. Mon père avait donné des instructions précises pour que le courrier fût ouvert par les intéressés eux-mêmes, s'agissant d'affaires privées légitimes chacun de nous avait un droit sacro-saint à la confidentialité. Cela ne l'empêchait pas ensuite au déjeuner de s'enquérir de l'expéditeur de mes lettres.

Quand ensuite, après avoir plus qu'attendu, je recevais avec un certain soulagement la première lettre, je la gardais avec moi sans l'ouvrir, jusqu'à la fin du film. Au plaisir de m'identifier aux personnages et de prendre part à l'intrigue du film s'ajoutait alors celui de savoir que d'ici peu j'aurais des nouvelles de mes camarades de vacances venus me rejoindre jusque dans la petite cuisine de notre maison avec une preuve tangible de leur amitié. Une fois le téléviseur éteint, je me retirais dans ma chambre pour éviter toute ingérence de mes parents – la question de savoir qui m'avait écrit en était déjà une selon moi – j'ouvrais la lettre et la parcourais rapidement, désireux de lire qui sait quelle promesse. En réalité, mon correspondant ne me donnait que de vagues renseignements sur sa vie quotidienne, aussi différente de la mienne qu'insignifiante dans la mesure où j'étais loin des lieux dont il me parlait et dans lesquels il vivait. Comment pouvais-je prétendre avoir une place dans ses pensées, si de fait je ne participais plus en aucune façon à sa vie ? Ainsi, je ne retenais de la lettre que le détachement advenu, sans aucune certitude d'une future rencontre. Je supportais très difficilement de voir notre grande familiarité, notre affection réciproque, nos expériences partagées pendant tout un mois passé ensemble à Leuca, réduites alors à une feuille de papier où je percevais plutôt l'intention de ne pas manquer à la parole donnée au moment des adieux – écrire vite et souvent – qu'un réel désir de prolonger les discussions et les jeux du mois d'août. Ainsi la lettre tant attendue finissait chaque fois en une pénible déception qui m'éloignait chaque jour un peu plus des vacances à Leuca.

Je la remettais dans le tiroir de mon bureau et après avoir demandé à ma mère l'autorisation de sortir, recevant en retour mille recommandations empressées (fais attention aux autos, roule bien à droite, respecte la priorité aux carrefours, reviens vite), je prenais la bicyclette et muni de papier et d'un stylo, j'allais faire un tour dans la ville.


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